Rechercher
Image Le Lab

Par Geoffrey Bonnefoy pour

François Hollande exclu délibérément des rencontres avec certains dirigeants européens ?

C’est ce qu’affirme le magazine allemand Der Spiegel, à paraitre lundi 4 mars. Un accord oral existerait entre Angela Merkel et ses homologues conservateurs, l’espagnol Mariano Rajoy, l’italien Mario Monti et le britannique James Cameron, à ne pas rencontrer François Hollande.

Une ingérence dans la vie politique d'un autre pays de l'Union européenne "extrêment rare", pour le magazine, considérée comme "tabou". Et dénoncée par le ministre allemand des Affaires étrangères, ainsi que par le SPD.

  1. 1

    Coalition européenne.

    Sur spiegel.de

    D'après l'hebdomadaire germanique, la chancelière allemande Angela Merkel, le président du Conseil italien, Mario Monti, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy ainsi que le premier ministre britannique, James Cameron, se seraient engagés oralement à ne pas rencontrer François Hollande, adversaire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle. 

    Les dirigeants conservateurs n'auraient pas apprécié la volonté du candidat socialiste de renégocier le pacte fiscal, une pièce centrale du sauvetage de la zone euro.

    Le Parti socialiste, par la voix de Jean-Christophe Cambadélis, dénonce :

    Un boycott est à la fois peu amical, peu acceptable et peu rentable sur le plan électoral. Car l’hostilité de la chancellerie (allemande, ndlr) a peu de chance de trouver un écho positif chez nos compatriotes.

  2. 2

    "Elle ne m'impressionne pas" répond Hollande

    Sur jt.france3.fr

    Invité de France 3, le candidat socialiste a répondu à l'article de l'hebdomadaire allemand dénonçant une "alliance des conservateurs européens".

    Elle ne s'impressionne pas, cette information.C'est le peuple français qui va décider de son avenir. Ce ne sont pas des dirigeants européens, que je respecte par ailleurs, qui doivent peser sur la décision du peuple français

    Quelques minutes plus tard, le présentateur de France 3 l'informe que la chancellière allemande dément cette information. Petit sourire et réponse cinglante de François Hollande.

    J'ai l'impression que la position de madame Merkel crée un débat dans sa propre majorité.

  3. 3

    Le MAE allemand appel à moins d'ingérence

    Sur welt.de

    Je recommande à tous les partis politiques allemands de faire preuve de retenue. Les divergences politiques allemandes ne doivent pas être exportées vers la France.

    C'est l'appel lancé par le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, ce dimanche, dans un entretien au quotidien allemand Die Welt, qui souligne :

    Nous travaillons beaucoup avec le gouvernement français actuel ; il ne doit subsister aucun doute sur le fait que l'Allemagne travaillera très bien avec tout gouvernement choisi par le peuple français.

  4. 4

    "Etonnant que Merkel commette deux fois la même erreur"

    Sur stern.de

    Il est étonnant que la chancelière Merkel commette deux fois la même erreur

    C'est ce que déclare dimanche Thomas Opermann, un député social-démocrate. Les relations avec les Etats-Unis ont "déjà souffert du fait qu’Angela Merkel avait tenté, en vain, de gêner la campagne de Barack Obama", rappelle l'hebdomadaire Stern.

    En juillet 2008, Berlin avait en effet refusé au candidat démocrate, en campagne contre George Bush, de tenir un discours à la Porte de Brandebourg. Obama avait finalement déclamé son discours devant la Siegessäule (Colonne de la Victoire).

    Les relations entre la chancelière et le président américain "ne se sont, depuis, jamais réchauffées", selon Libération.

  5. 5

    Un contexte différent pour Royal en 2007

    Sur leparisien.fr

    Contrairement à François Hollande pour l'instant, Ségolène Royal avait été reçue par la chancelière allemande en mars 2007. Le Parisien rappelle également que le Premier ministre espagnol, Zapatero, "avait aussi fait l’effort de recevoir les deux candidats, tout en soutenant Royal".

    Pendant sa campagne, Royal avait aussi rencontré le président sénégalais Abdoulaye Wade, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Premier ministre israélien, Ehud Olmert.

    Mais pour un proche de Hollande, rapporte le quotidien, "c’était différent, Royal n’affrontait pas un président sortant". "Car à part avec Abbas, le candidat PS n’a pas eu de rencontre au sommet."

    Le Parisien affirme par ailleurs que Hollande a renoncé à un déplacement américain où il aurait pu voir le président Barack Obama… mais sans caméras".

Du rab sur le Lab