"Ignoble", "outrancier", "mépris" : Manuel Valls n'a pas aimé la démission de Mélenchon de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie

Publié à 07h16, le 07 octobre 2017 , Modifié à 14h02, le 07 octobre 2017

"Ignoble", "outrancier", "mépris" : Manuel Valls n'a pas aimé la démission de Mélenchon de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie
Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon. © Montage le Lab via AFP
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Loïc Le Clerc pour

Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon, comment dire, ils ne s'aiment pas. Alors forcément, dès que l'occasion se présente, le ton monte. Dernière passe d'armes en date : leurs présences respectives dans la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie.

Ainsi, vendredi 6 octobre, en fin de journée, Manuel Valls, député apparenté au groupe LREM, tweete :

Ignoble et outrancier texte de Mélenchon qui en claquant la porte de la mission Nouvelle-Calédonie, affiche son mépris pour les Calédoniens.

Plus tôt, le jour même, le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a démissionné de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie, présidée par Manuel Valls. Un poste décisif, alors que l'île organise l'année prochaine un référendum d'autodétermination. C'est d'ailleurs la présence de l'ancien Premier ministre qui a poussé le chef de file de La France insoumise à la démission.

Dans une lettre adressée au président de l'Assemblée François de Rugy (publiée aussi sur son blog) Jean-Luc Mélenchon se justifie. Il écrit :

Un accord d'origine inconnue a décidé de confier la présidence de cette mission à monsieur Manuel Valls. On ne saurait faire choix plus inapproprié. Monsieur Valls est un personnage extrêmement clivant, qui suscite de forts rejets du fait de sa proximité avec les thèses ethnicistes de l'extrême droite. [...] M. Valls ne saurait être le personnage unifiant et tolérant qu'une telle mission impose [...]. Nous en voyons un signe supplémentaire quand nous l'entendons accuser notre groupe de complaisance pour les assassins islamistes.

Le député LFI rappelle notamment les propos de Manuel Valls sur les "white" et "blancos", saisis par une caméra en 2009, et pointe une "proximité" de l'ancien Premier ministre "avec les dirigeants de l'extrême droite israélienne".

Commentaires de Manuel Valls, toujours via Twitter :

Que vient faire Israël dans ce débat ? Quel lien avec l'islamisme radical ? Là encore, des raccourcis et allusions évidentes et délétères. [...] Tous les républicains ont un devoir de vigilance face à ses thèses et prises de position. Personne ne peut laisser passer cela.

Mardi déjà, Jean-Luc Mélenchon a indiqué la couleur, en tweetant : "Corvée : siéger avec l'ignoble Valls à la commission Nouvelle-Calédonie. Ici, qui vient-il trahir ?".





Fin septembre, à l'Assemblée nationale, les noms d'oiseaux avaient plutôt bien fusé dans l'hémicycle, notamment entre Manuel Valls et Alexis Corbière, député LFI. Alors que ce dernier se faisait traiter "d'islamo-gauchiste" par le frontiste Bruno Bilde, Manuel Valls en avait rajouté une couche, évoquant "les liens [de la France insoumise] avec Les Indigènes de la République et avec tous ceux qui aujourd'hui, dans les quartiers, représentent un vrai danger, parce que précisément, derrière cela, il y a l'islamisme radical et l'islam politique".









[EDIT 07/10]

A croire qu'ils veulent tous deux avoir le dernier mot. Ce samedi 7 octobre, Jean-Luc Mélenchon s'est fendu d'un petit tweet pour répondre à Manuel Valls. Le chef de file des députés LFI écrit :

Dorénavant, la bande à Valls est totalement intégrée à la fachosphère et à sa propagande.

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