"Je n'ai pas besoin d'un ventriloque" : Emmanuel Macron recadre Marine Le Pen qui l'accuse d’être pour le burkini

Publié à 22h45, le 20 mars 2017 , Modifié à 22h48, le 20 mars 2017

"Je n'ai pas besoin d'un ventriloque" : Emmanuel Macron recadre Marine Le Pen qui l'accuse d’être pour le burkini
© Capture d'écran images TF1
Image Julien Chabrout


Le premier débat télévisé entre les cinq candidats à la présidentielle, organisé par TF1 ce lundi 20 mars, a longtemps été calme. Une heure après son début, il s’est réveillé sur la question de la laïcité. Attaqué sur le burkini par Marine Le Pen, qui l’accusait d’être "pour" le port de ce vêtement, Emmanuel Macron, plutôt discret jusque-là, a en effet vivement répondu à la candidate du FN. Il a déclaré :

 



Madame Le Pen, vous serez gentille, je ne vous fait pas parler, je n'ai pas besoin d'un ventriloque. Je vous assure, tout va très bien. Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis clairement, c'est mon habitude.

Et voici la suite de cet échange entre les deux candidats donnés favoris dans les sondages :

 

Marine Le Pen : Alors que pensez-vous du burkini, monsieur Macron ?

Emmanuel Macron : Je l'ai dit très clairement, ça n'a rien à voir avec la laïcité parce que ce n'est pas d'ordre cultuel. C'est un sujet d'ordre public. Donc le burkini, je suis pour éviter comme d'ailleurs le piège nous est tendu par celles et ceux qui veulent diviser la société d'en faire un grand débat de laïcité. Le piège dans lequel vous êtes en train de tomber, Madame Le Pen, par vos provocations, c'est de diviser la société, c'est de faire que les plus de quatre millions de Françaises et de Français dont la religion est l'islam, et qui sont pour la très grande majorité absolument pas dans le communautarisme mais qui vivent dans notre République, c'est d'en faire des ennemis de la République. Eh bien moi non. Et donc le burkini, c'est un problème. Il y a certains maires qui ont pris des arrêtés et qui étaient parfois justifiés, et cela a été constaté, c'est un problème d'ordre public. Quand il y a un trouble à l'ordre public, le maire est responsable de cela, il prend un arrêté, c'est sous le contrôle du juge administratif. Ce n'est pas un grand problème de théorie. Ne divisez pas les Français là-dessus. 

Content de cet échange, l'équipe d'Emmanuel Macron a tweeté la vidéo :







Un peu plus tôt, Benoit Hamon avait interpellé Marine Le Pen sur la question de la laïcité : "C'est comme ça vous arrange", lui avait-il lancé.



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