Jean-Christophe Cambadélis est passé voir incognito le collectif "Nuit debout", à tel point que personne ne l’a reconnu

Publié à 15h07, le 04 avril 2016 , Modifié à 15h59, le 04 avril 2016

Jean-Christophe Cambadélis est passé voir incognito le collectif "Nuit debout", à tel point que personne ne l’a reconnu
Jean-Christophe Cambadélis © REGIS DUVIGNAU / POOL / AFP
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Amandine Réaux pour

Le mouvement social contre la loi Travail inquiète le Parti socialiste. Le Premier secrétaire craint "l’émergence d’une génération précaire qui serait la forme française des 'Indignés' espagnols". Dimanche 3 avril, entre 1.000 et 2.000 personnes du collectif "Nuit debout" ont occupé la place de la République à Paris, faisant ainsi pression sur le gouvernement pour obtenir le retrait de la loi El Khomri.

Alors, dimanche 2 avril, Jean-Christophe Cambadélis a décidé de se rendre sur place pour voir à quoi ressemblait cette contestation. Incognito. Tellement incognito, d’ailleurs, qu’il est passé inaperçu auprès d’eux. Invité de l'Opinion ce lundi 4 avril, le Premier secrétaire du PS fait cet aveu :

- Jean-Christophe Cambadélis : J'ai été faire un petit tour comme ça, discrètement...

- Nicolas Beytout : Ah, vous avez été bien accueilli ?

- Jean-Christophe Cambadélis : Ils ne m’ont pas reconnu.

- Nicolas Beytout : C'est pas bon signe...

- Jean-Christophe Cambadélis : Si !

Tout le PS ne voit pas d'un œil inquiet "Nuit debout", tient à rappeler le député européen Emmanuel Maurel. Et la gauche de la gauche s'intéresse aussi à ce mouvement qui pourrait prendre l’ampleur des Indignés espagnols ou d’Occupy Wall Street aux Etats-Unis. L’ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot y voit "un mouvement plus global" qu’une simple manifestation. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il ne veut pas récupérer le mouvement… mais souhaite que le collectif "le récupère".

En tout cas, les militants de "Nuit debout" peuvent être rassurés. Ne pas connaître Jean-Christophe Cambadélis, cela peut arriver même aux (ex) plus grands. Au lendemain des attentats de janvier 2015, lorsque le Premier secrétaire du PS avait tenté de joindre son homologue de LR, ce dernier n’avait pas répondu à ses appels. "Je ne connais pas Monsieur Cambadélis", avait ensuite expliqué Nicolas Sarkozy à Manuel Valls.

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