Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Marie Le Guen ont déconseillé à Manuel Valls d’aller à Berlin pour la finale de la Ligue des champions

Publié à 08h59, le 10 juin 2015 , Modifié à 08h59, le 10 juin 2015

Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Marie Le Guen ont déconseillé à Manuel Valls d’aller à Berlin pour la finale de la Ligue des champions
Ils avaient prévenu Valls, eux, que c'était une mauvaise idée d'aller à Berlin. © OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP

Il y a le discours officiel, de défense du voyage de Manuel Valls à Berlin. Et le discours officieux. Alors que le Premier ministre, qui avait annoncé sa présence pour les trois jours du congrès du PS à Poitiers, s’envolait pour Berlin pour assister à la finale de la Ligue des champions de football et voir le sacre de son équipe de cœur du FC Barcelone, ministres et ténors socialistes confiaient avoir tenté de dissuader le chef du gouvernement de faire cette escapade, révèle Le Canard Enchaîné de ce mercredi 10 juin.

Ainsi le palmipède écrit que "Yves Colmou (son conseiller politique, ndlr), Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Marie Le Guen avaient, tour à tour, essayé de le dissuader d’entreprendre ce voyage". Porte-parole du gouvernement, et donc dans l’obligation de faire ensuite le service après-vente de cette escapade devenue polémique, Stéphane Le Foll pestait, alors que François Hollande a saboté, malgré lui, la com’ de son Premier ministre :

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Manuel est vraiment gonflé d’agir ainsi.

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"L’exercice de l’Etat n’est pas le bon plaisir", renchérissait le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Proche du Premier ministre et parmi ceux qui l’ont prévenu du potentiel polémique de cette virée footballistique, Jean-Marie Le Guen a par la suite expliqué cette polémique par l’ennui des journalistes au congrès PS.

Dans son SAV de son Premier ministre, Stéphane Le Foll a tenté quant à lui de minimiser le couac, demandant à ce que cette polémique qu’il juge stérile s’arrête. "La polémique s'arrête à partir du moment où on regarde les choses avec un tout petit peu de recul : il (M. Valls, ndlr) est invité par le président de l'UEFA (Michel Platini) à la finale de la Ligue des Champions, en tant que Premier ministre de la France, c'est la République, il représente le gouvernement français", a-t-il déclaré lors de l'émission Preuves par trois sur Public Sénat.

Dans Libération de ce mercredi, Carlos Da Silva, proche de Manuel Valls et porte-parole du PS, assurait lui aussi la défense de son mentor, expliquant aussi que tout était, d'une certaine manière, de la faute du congrès de Poitiers :

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Ça devient un problème parce qu’il part de Poitiers. Si on n’était pas en plein congrès, il n’y aurait pas eu de polémique.

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Rien n’est moins sûr.

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