Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas adhérer au mouvement d'Emmanuel Macron car il est "résolument de gauche"

Publié à 15h36, le 07 avril 2016 , Modifié à 15h38, le 07 avril 2016

Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas adhérer au mouvement d'Emmanuel Macron car il est "résolument de gauche"
Jean-Christophe Cambadélis © AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

Il le répète pour ceux qui n'auraient pas forcément compris : Jean-Christophe Cambadélis n'est pas particulièrement fan d'Emmanuel Macron. Ni de ses idées, ni de sa démarche, la création de son mouvement En marche, annoncée mercredi 6 avril, à Amiens.

Le patron des socialistes n'est pas du tout emballé par cette initiative. Et il pense ne pas être le seul. Invité ce jeudi du Talk Le Figaro, le Premier secrétaire du PS est sûr qu'il y aura "peu" de socialistes qui adhéreront à En marche. Pour Jean-Christophe Cambadélis, on sait pourquoi : En marche se définit comme un mouvement "qui sera pas à droite, qui sera pas à gauche", selon les mots d'Emmanuel Macron. Le chef des socialistes se voit donc exclu d'emblée :

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Je suis résolument de gauche, donc je n'entre pas dans le champ du recrutement possible de ce mouvement gratuit.

 

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Il y a ce positionnement. Et puis il y a aussi les idées. Et celles d'Emmanuel Macron ne bottent pas trop Jean-Christophe Cambadélis. "Ses idées économiques sont évidemment très libérales et contestées, voire contestables. Aujourd'hui, ce ne sont pas celles qui sont à l'œuvre dans la politique économique", tance-t-il.

Le premier secrétaire du PS ajoute :

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À partir du moment où il a décidé de ne pas attaquer le Parti socialiste, il est ami. Mais le jour où il voudra remettre en cause le candidat du Parti socialiste, nous ne serons plus amis. Mais je ne crois pas que ce sera le cas.

 

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Voilà Emmanuel Macron prévenu. Mais au cas où ce ne soit pas encore assez clair, Jean-Christophe Cambadélis assène une dernière pique au ministre de l'Économie, expliquant que "des modernes qui ont terminé pas aussi bien qu'ils ne le pensaient", il en a vu "des légions". Comme qui ? Michel Rocard "par exemple"…

[BONUS TRACK] Le Medef, ce vieux machin

Pierre Gattaz trouve l'initiative d'Emmanuel Macron "rafraîchissante". Jean-Christophe Cambadélis comprend la position du président du Medef car il estime que le syndicat est confronté à la même problématique de renouvellement. Il dit :

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Le Medef est une vieille structure qui a énormément vieilli et qui devrait réfléchir à ce que c'est que l'entreprise moderne.

 

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