Jean-Christophe Cambadélis traite Alain Juppé d'"arrière-grand-père" et de "cheval de retour"

Publié à 10h04, le 14 janvier 2016 , Modifié à 10h36, le 14 janvier 2016

Jean-Christophe Cambadélis traite Alain Juppé d'"arrière-grand-père" et de "cheval de retour"
Jean-Christophe Cambadélis © AFP
Image Sylvain Chazot


JEUNISME – C'est une évidence désormais : l'âge d'Alain Juppé sera l'un des éléments centraux de la primaire de la droite et du centre, voire de la prochaine élection présidentielle – ce qui nous promet quand même de grands moments de débat… Mais il n'y a pas que Nicolas Sarkozy qui attaque l'ancien Premier ministre sur ce terrain. La gauche s'y met aussi, à l'image de Jean-Christophe Cambadélis.

Invité de Radio Classique ce jeudi 14 janvier, le premier secrétaire du Parti socialiste s'étonne de ces sondages qui expliquent que les Français ne veulent pas, en 2017, d'un match retour de 2012 entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Jean-Christophe Cambadélis ne croit pas à ces enquêtes d'opinion. Son explication ? Cela voudrait dire que les Français espèrent Alain Juppé et cela est impossible car Alain Juppé est un vieux croûton.

Voici ce que déclare le chef du PS :

Ils voudraient Juppé ? Non mais c'est paradoxal. De qui se moque-t-on ? Ils ne voudraient pas deux hommes politiques – je ne vais pas défendre Nicolas Sarkozy mais en tous les cas le président de la République – qui sont aux affaires depuis une dizaine d'années on va dire, ou une quinzaine d'années, et ils voudraient l'arrière-grand-père qui est là depuis 1974 ? Non mais enfin on rêve ou quoi ? C'est quoi cette dimension actuelle ?

Voilà. Tout naturellement, donc, Jean-Christophe Cambadélis traite Alain Juppé d'"arrière-grand-père". Ce qui n'est pas très sympa. Et ce n'est terminé. Le premier secrétaire du PS ajoute :

Non mais attendez Juppé, ce cheval de retour, serait la modernité incarnée ? Non mais où on va là ? On se moque des Français !

On l'aura compris, Jean-Christophe Cambadélis accuse les médias et les sondages de créer de toute pièce une image d'Alain Juppé qui ne serait pas conforme à la réalité. On se demande tout de même ce qui est le moins sympa pour l'ancien Premier ministre : être traité d'"arrière-grand-père" ou de "cheval de retour". À noter que cette dernière expression a déjà été utilisée par Jean-Christophe Cambadélis pour désigner Alain Juppé. Sauf qu'avant, cela permettait au chef socialiste de critiquer Nicolas Sarkozy...

Alain Juppé, pour sa part, a décidé de faire de son âge avancé un argument de campagne, l'assurance pour ses électeurs qu'il ne fera qu'un seul et unique mandat présidentiel car il est de toutes façons, trop vieux pour en faire deux. À moins que les bioechnologies ne fassent d'énormes progrès d'ici 2022...

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