Jean-Christophe Lagarde accuse les sarkozystes de "prendre les électeurs pour des ploucs"

Publié à 09h34, le 03 novembre 2016 , Modifié à 10h36, le 03 novembre 2016

Jean-Christophe Lagarde accuse les sarkozystes de "prendre les électeurs pour des ploucs"
Jean-Christophe Lagarde sur Europe 1. © Capture d'écran Europe 1.

Plus le jour J de la primaire de la droite et du centre approche, plus le ton monte au sein de l’opposition. Et pas seulement entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ou entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou. Mais aussi avec l’UDI de Jean-Christophe Lagarde, qui soutient majoritairement le maire de Bordeaux et n’épargne pas l’ancien chef de l’Etat de critiques acerbes.

Invité d’Europe 1 ce jeudi 3 novembre, le président du parti centriste a qualifié de "tartuferie" la stratégie de Nicolas Sarkozy et de ses proches, estimant malhonnête de faire croire que François Bayrou va empêcher Alain Juppé de mener l’alternance. Il dit :

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Essayer de faire croire qu’avec quatre parlementaires sur 920, François Bayrou va prendre en otage, mettre sous influence Alain Juppé, c’est une vaste blague, une tartuferie. 

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Hostile lui-aussi à Nicolas Sarkozy, Jean-Christophe Lagarde enchaîne, dans une référence à peine voilée à une récente polémique :

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Je crois que les sarkozystes sont en train de prendre les électeurs de la droite et du centre pour des ploucs. Ils cherchent par leur posture à transformer cette élection en imposture. Ils ne parlent que de François Bayrou, ils en font une obsession, presque une convulsion.

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Les mots ne sont pas choisis au hasard. Surtout l’utilisation du mot "ploucs". Car ce serait ainsi que Nicolas Sarkozy aurait qualifié lui-même ses propres électeurs lors d’un repas en "off" avec des journalistes de l’AFP et rapporté par L’Obs. Et si le patron de l’agence de presse a écrit à l’ancien Président pour exprimer ses regrets, l’hebdomadaire a maintenu sa version alors que la rédaction de l’AFP s’est désolidarisée de la missive de leur patron.

Toujours est-il que Jean-Christophe Lagarde poursuit sa diatribe contre Nicolas Sarkozy, estimant qu’il était "un candidat dangereux pour l’alternance", "parce qu'à force de diviser la droite et le centre, de mettre cette brutalité dans cette campagne, il aurait bien du mal à recoller les morceaux".

Le "rassemblement" promis par tous au lendemain de la primaire ne sera pas aussi facile que de le dire.

Du rab sur le Lab

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