Jean-Christophe Lagarde appelle la "droite progressiste" à rejoindre le groupe UDI à l'Assemblée

Publié à 10h05, le 19 juin 2017 , Modifié à 10h10, le 19 juin 2017

Jean-Christophe Lagarde appelle la "droite progressiste" à rejoindre le groupe UDI à l'Assemblée
Jean-Christophe Lagarde. © PATRICK KOVARIK / AFP
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Loïc Le Clerc pour

2017 a bousculé le traditionnel clivage gauche/droite, La République en marche (LREM) balayant au passage le Parti socialiste et le parti Les Républicains. Mais au milieu de ce chaos, un homme s'élève : Jean-Christophe Lagarde.

Invité de France 2 ce lundi matin, le président de l'UDI, député de la Seine-Saint-Denis réélu dimanche 18 juin, tend la main à la "droite progressiste" pour former un groupe politique, indépendant du groupe LR, afin d'être la "colonne vertébrale" de la nouvelle Assemblée nationale. Pourtant, c'est pas gagné pour peser face aux 350 députés-marcheurs, mais JC Lagarde est confiant :



Je souhaite qu'on ait un groupe parlementaire le plus large possible, avec tous les représentants du centre, de la droite progressiste, qui souhaitent simplement ne pas jouer le faux-nez de la politique où on critique toujours ce qui est en face alors même que parfois on le proposait hier.

Réunir la droite et le centre, Jean-Christophe Lagarde s'y voit déjà, avec lui-même dans le rôle du chef d'orchestre. Pourtant, avec ses 18 élus, l'UDI vient d'établir un nouveau record de faiblesse parlementaire pour le centre-droit. Et même avec l'ensemble des Républicains, donc bien au-delà des *progressistes*, cela ne lui ferait atteindre que les 137 sièges, soit une des oppositions les plus faibles de la Vème République.

Mais Jean-Christophe Lagarde y croit. Il ajoute :

J'ai entendu des députés LR dirent : "On va essayer d'apporter notre pierre, éviter les dérives, les erreurs". Je leur dis : "Bienvenue, construisons ensemble, dépassons les frontières d'hier pour construire un groupe parlementaire qui sera capable de faire confiance et en même temps d'alerter quand ça va pas".

Un groupe UDI, épaulé par une droite *progressiste*, oui mais pour quoi faire ? En fait, Jean-Christophe Lagarde entend peser non pas contre LREM, non pas pour Emmanuel Macron, mais bien avec l'ambition de se placer dans une position d'arbitre. Un nouveau "ni, ni", en somme. Et le président du parti centre-droitiste de conclure :



Manifestement le groupe UDI est la colonne vertébrale de cette démarche positive, en disant : "On va garder toute notre indépendance, toute notre liberté, mais on va pas mener un combat d'arrière-garde".

Voilà. Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.





[BONUS TRACK] J'étais là, j'ai tout vu

A la légion de députés novices LREM, Jean-Christophe Lagarde donne ce conseil :

Moi, j'ai vu en 2007 arriver les petits sarkozistes, en 2012 arriver les petits hollandistes, ils croyaient qu'ils avaient toujours raison sur tout ! Et ils écoutaient plus la France. C'est pour ça qu'ils se sont plantés. Je leur dis, à eux qui sont de nouveaux collègues : faites attention à ça, c'est le pire danger qui vous menace.

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