Jean-Christophe Lagarde déplore que le groupe LREM soit "plus corseté que ne l’étaient les communistes"

Publié à 11h59, le 05 septembre 2017 , Modifié à 12h02, le 05 septembre 2017

Jean-Christophe Lagarde déplore que le groupe LREM soit "plus corseté que ne l’étaient les communistes"
Jean-Christophe Lagarde. © AFP
Image Sébastien Tronche


Que vont devenir les Constructifs, ces députés LR et UDI Macron-compatibles ? Ils peuvent créer leur propre parti ou bien rejoindre En Marche, a ainsi lancé Thierry Solère dans le JDD. Mais tous déplorent d’avoir été peu entendus par la majorité macroniste de l’Assemblée nationale lors de la session extraordinaire estivale. Au point que Daniel Fasquelle, candidat à la présidence de LR, espère voir un mouvement de retour au bercail.

"Ce n’est pas simple, on pèse peu et l’on voudrait que le gouvernement nous entende plus", confirme à L’Opinion, ce mardi 5 septembre, le coprésident du groupe Stéphane Demilly. Président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde va encore plus loin et peste contre le groupe LREM de Richard Ferrand. A L’Opinion, toujours, il fulmine de voir qu’aucun amendement estampillé "constructif" n’ait été adopté depuis l’installation de la nouvelle Assemblée nationale :

Rien de ce que nous avons défendu n’a été pris en considération, la majorité est aux ordres, le groupe LREM est plus corseté que ne l’étaient les communistes.

"On n’est pas là pour jouer les pom-pom girls de tel ou tel ministre", ajoute le député de Seine-Saint-Denis.

Cette difficulté à s’inscrire dans la majorité d’Emmanuel Macron, tout en conservant leur indépendance, pose ainsi la question de l’avenir de ce groupe alors que certains préparent la création d’un nouveau parti en anticipant l’élection du droitier Laurent Wauquiez à la tête de LR. Une tâche qui pourrait être encore plus délicate quand les radicaux de gauche et de droite se seront regroupés. Et voudront former leur propre groupe parlementaire.

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