Jean-François Copé et François Fillon se sont retrouvés à la même tribune ce mardi. Celle de l'Assemblée nationale. Devant les parlementaires, les deux meilleurs ennemis sont venus défendre leurs positions sur le mariage homosexuel.

Le président de l'UMP s'est distingué par un amalgame entre mariage incestueux et mariage homosexuel alors que l'ancien Premier ministre a promis de réécrire la loi quand la droite reviendrait au pouvoir. 

Et parmi les arguments du président de l'UMP, donc : les règles du mariage existent, on ne peut pas se marier entre personnes du même sexe, pas plus qu'entre personne de la même famille ou avec un mineur, a-t-il dit. 

De ce fait, le député de Meaux fait une analogie entre le mariage incestueux et le mariage homosexuel : 

Le mariage tel qu'il existe aujourd'hui est déjà un mariage pour tous. Mais on ne peut pas se marier avec n'importe qui. On ne peut pas se marier avec son père, sa mère, ses frères, ses soeurs. Pas davantage avec une femme ou un homme déjà mariés. Avec un mineur. Pas non plus avec une personne du même sexe.

Cette sortie était pourtant précédée d'une introduction où Jean-François Copé promettait de la "retenue" dans son propos : 

Dire les choses avec retenue, les avocats du texte ne sont pas les fossoyeurs de la famille, comme les adversaires de ce texte ne sont pas des réactionnaires homophobes.

Voir en vidéo :

Un discours qui a reçu le soutien de la droite qui s'est levée pour applaudire le président de l'UMP suite à son intervention. Mais également celui de Christine Boutin qui, à distance, a jugé "excellente" le discours de Jean-François Copé. 

Excellente intervention de @jf_cope sur #MariageGay

— Christine Boutin (@christineboutin) 30 janvier 2013

François Fillon a quant à lui assuré qu'il reviendrait sur la loi quand la droite serait aux affaire : 

Si ces lignes rouges étaient franchies, il est du devoir de l’opposition d’avertir qu’à l’heure de l’alternance – car il y aura alternance – nous réécrirons la loi pour stopper cette dérive car elle consacrerait une régression de notre conscience humaine.

Par ailleurs, il a indiqué prendre la température de l'opinion sur les réseaux sociaux. Une température qui monte et dont il s'inquiète des conséquences : 

Sur les réseaux sociaux, une violence malsaine gronde.Homophobie d’un côté, anticléricalisme de l’autre: toutes ces dérives qui mutilent notre fraternité sont inquiétantes.

Voir la vidéo :