Jean-François Copé ne se représente pas aux législatives (mais fera "entendre sa voix autrement")

Publié à 21h23, le 10 avril 2017 , Modifié à 21h23, le 10 avril 2017

Jean-François Copé ne se représente pas aux législatives (mais fera "entendre sa voix autrement")
© AFP
Image Amandine Réaux


C’est la règle pour tout député cumulard : dès 2017, il faudra renoncer soit à l’Assemblée, soit au mandat exécutif local, en raison de l’application de la loi sur le non-cumul des mandats. La droite (et un peu la gauche aussi) a eu beau protester à coups de propositions de loi et d’interventions médiatiques, l’heure est désormais au choix.

Ce choix, Jean-François Copé l’a fait. Dans Le Figaro en kiosques mardi 11 avril, le député-maire de Meaux annonce qu’il ne se représentera pas aux législatives pour se consacrer à sa commune de Seine-et-Marne :



J'ai toujours été favorable à la possibilité pour les députés d'être également maire. C'est le seul moyen d'avoir un lien fort et concret avec les Français. L'interdiction du cumul va couper définitivement les parlementaires des enjeux pourtant essentiels du quotidien des gens. Puisqu'il me fallait choisir, j'ai pris la décision de renoncer à mon mandat de député, que j'exerçais depuis 2007, et de me consacrer à la ville de Meaux. [...] Je poursuivrai donc au plus près de mes administrés et le plus concrètement possible mon combat contre le chômage, l'insécurité et la montée du communautarisme religieux, dont on a hélas peu parlé dans cette campagne présidentielle.

Imagine-t-on cependant "JFC", successivement porte-parole du gouvernement, ministre, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, patron de l’UMP et enfin candidat à la primaire de la droite et du centre (n’eût-il obtenu que 0,3% des suffrages), renoncer à la politique nationale ? On imagine effectivement aussi peu ce *drogué aux tartines* médiatiques mettre de côté ses ambitions élyséennes, qu’un général de Gaulle mis en examen.

L’élu de Seine-et-Marne l’assume totalement. Il lance :



Je vais continuer de contribuer aux débats qui passionnent les Français à travers ce que je vois et ce que je fais, en tant que décideur local, loin des préjugés parisiens. Aurais-je proposé la loi d'interdiction de la burqa dans l'espace public si je n'en avais pas vu les dangers en tant que maire? Je ne le pense pas. Ne pouvant plus être député, je ferai entendre ma voix autrement.

Mais que cela signifie-t-il exactement ? Jean-François Copé ne le précise que vaguement, expliquant tout au plus qu’il souhaite "prendre une part active" aux débats sur la nouvelle droite française :



Quel que soit le résultat de la présidentielle, une page se tourne. La droite française devra repenser son contenu idéologique et son organisation. Les temps ont changé. Nous devrons en parler ensemble, et j'entends bien prendre une part active à ces débats.


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