Cela fait trois semaines que les militants de l'UMP ont voté, et il n'y a toujours pas d'issue à la crise qui secoue le parti de droite. Ce dimanche, dans le Parisien, Jean-François Copé confirme sa ferme intention de ne pas revoter avant les municipales de 2014. 

Alors que les élections législatives partielles constituent un risque pour la droite, Jean-François Copé campe sur sa position : 

Nous ne pouvons pas nous permettre de repartir dans une campagne interne qui amènerait son nouveau lot de divisions alors que notre famille est déjà fragilisée.

Avant de préciser : 

Il nous reste quinze mois avant les municipales. Une grande vague bleue est possible L’urgence est donc au rassemblement, et cela doit l’emporter sur tout le reste. 

Plus loin dans l'interview, il s'exprime sur ce que pourrait être le futur vote. Un duel avec François Fillon ou un vote ouvert ? Le maire de Meaux affiche sa volonté d'ouvrir ce scrutin aux autres candidats : 

- La nouvelle élection pourrait-elle être ouverte à d’autres candidats que vous et Fillon? - C’est une évidence. Au lendemain des municipales, nous rebattrons les cartes avec de nouveaux statuts.

Pour démontrer qu'il fait des concessions, Jean-François Copé signale qu'il a "proposé de réduire de moitié la durée de mon mandat. C’est un vrai geste d’ouverture de ma part, pas une négociation de marchands de tapis."

Lors de son dernier rendez-vous politique à Nancy, le président proclamé de l'UMP a fait savoir qu'il souhaitait avancer la prochaine élection à 2014, plutôt qu'en 2015 comme prévu statutairement.

De son côté, François Fillon demeure silencieux et a demandé, aux dernières nouvelles, un vote dans "un délai raisonnable". Après trois semaines de bras de fer, les discussions doivent se poursuivre dès ce lundi. 

Du rab sur le Lab