Jean-François Copé révèle sa principale différence avec les autres candidats à la primaire de la droite

Publié à 12h35, le 10 septembre 2016 , Modifié à 12h42, le 10 septembre 2016

Jean-François Copé révèle sa principale différence avec les autres candidats à la primaire de la droite
© BERTRAND GUAY / AFP
Image Amandine Réaux


Ils sont donc huit. Après le dépôt vendredi 9 septembre de sept candidatures auprès de la Haute autorité (celles d'Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, François Fillon, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet et Hervé Mariton), en plus de celle de Jean-Frédéric Poisson (PCD), la primaire de la droite est lancée.

Les candidats doivent plus que jamais défendre leur projet face à leurs concurrents. Et surtout : montrer qu’ils sont uniques. C’est l'exercice auquel s’essaye Jean-François Copé ce samedi dans Le Figaro. Le chantre de la "droite décomplexée" assure d’abord qu’il n’est nul besoin de restreindre l’État de droit pour lutter contre le terrorisme, contrairement au camp Sarkozy. "Cette querelle entre tenants de la sécurité et tenants de l’État de droit est absurde. Ce qu’il faut adapter, ce sont les lois, pas la Constitution qui n’empêche en rien d’agir", développe-t-il, plaidant pour un "tournant sécuritaire".

Et puis, le député-maire de Meaux révèle sa principale différence avec les autres candidats :



Je vais toujours plus loin qu’eux.


Monsieur "toujours-plus" cite alors une série d’exemples de propositions de ses concurrents, qui paraissent bien fades à ses yeux car lui va "plus loin" :



Je veux interdire le port du voile dans les établissements publics, pas Alain Juppé. Je souhaite des référendums d’entreprises, sans passer par l’étape des syndicats, à la différence de Nicolas Sarkozy. Je veux gouverner par ordonnances ; Nicolas Sarkozy et François Fillon s’y opposent et privilégient la piste suicidaire du référendum. Comme si la leçon du Brexit n’avait pas suffi ! Mais la principale différence, c’est qu’ils doivent tous justifier qu’ils n’ont rien fait de tout cela lorsqu’ils dirigeaient la France. Pourquoi le feraient-ils demain ?


Récemment, François Hollande a lui aussi révélé sa principale différence avec ses concurrents : il est "le président de la République". Pas surprenant (mais incontestable).



[BONUS TRACK]

Jean-François Copé croit très fort en ses chances de victoire, bien qu’il ne soit crédité que de 1 à 2 % dans les sondages. Pour le montrer, il dresse une analogie pour le moins inattendue avec son pire ennemi :

À 52 ans - ironie de la vie, c’est l’âge de Nicolas Sarkozy en 2007 -, je me sens prêt à assumer la fonction présidentielle si les Français le souhaitent.

L’élu de Seine-et-Marne espère donc que son âge est le signe d’un destin similaire à celui de Nicolas Sarkozy, élu président de la République en 2007.

Du rab sur le Lab

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