Jean-Louis Borloo prêt à sortir de sa retraite "deux ou trois ans" pour s'engager avec Emmanuel Macron

Publié à 10h23, le 30 avril 2017 , Modifié à 10h47, le 30 avril 2017

Jean-Louis Borloo prêt à sortir de sa retraite "deux ou trois ans" pour s'engager avec Emmanuel Macron
© THOMAS SAMSON / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Rien ne pouvait le faire dévier de sa trajectoire. En mars dernier, Jean-Louis Borloo se disait même à "mille lieux" des calculs politiques français, préférant se consacrer à sonprojet "d'électrification" de l'Afrique. Mais l'ancien ministre et ancien dirigeant centriste a choisi de mettre entre parenthèses sa retraite politique pour "aider" Emmanuel Macron. Dans un entretien au JDD dimanche 30 avril, Jean-Louis Borloo assure vouloir "s'engager à fond" derrière le candidat d'En Marche ! 

S'il a changé de position, c'est à cause de "l'urgence" de la situation. "Je me suis tu jusqu'à présent, aujourd'hui j'ai décidé de parler car la situation est grave et le vote de dimanche engagera les Français sur un chemin irréversible pour une génération", explique Jean-Louis Borloo avant de préciser sa volonté d'engagement aux côtés d'Emmanuel Macron : 

Je m’engage à fond. Je veux aider Emmanuel Macron. Je n’ai ni ego, ni conditions, ni prétentions. Si on a besoin de moi, je réponds avec mon cœur, ma détermination, mon expérience. J’étais en retrait total de la vie politique, ma vie avait changé. L’édifice s’écroule, et moi je laisserais faire ? Alors je suis prêt à me retrousser les manches deux ou trois ans pour donner un coup de main.

"J'ai longuement réfléchi et je fais le pari d'Emmanuel Macron", renchérit l'ancien président de l'Union des démocrates et indépendants, en affirmant n'être "candidat à rien".

Pour ce centriste, Emmanuel Macron représente "le pari de l'audace, de la modernité, du renouvellement, et de l'action positive". Il poursuit : 

Emmanuel Macron entend fédérer les forces vives, se moderniser, faire évoluer le projet européen quand Marine Le Pen, elle, veut diviser, se barricader derrière une ligne Maginot, se séparer de nos voisins européens, sortir d'une monnaie stable et protectrice et proposer un projet économique digne du Parti communiste des années 1960. Le seul catalyseur du choix de l'avenir, c'est Emmanuel.

Au passage, le Parti communiste appréciera la comparaison avec le programme économique de Marine Le Pen. 

Un temps évoqué par des responsables centristes pour remplacer François Fillon après sa mise en examen dans le "Penelope Gate", Jean-Louis Borloo n'a pas bougé d'un iota. Cette fois, il est "prêt" et le fait savoir. Une proposition qui ne devrait pas laisser Emmanuel Macron indifférent, lui qui avait souhaité le rencontrer en février dernier

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