Jean-Luc Mélenchon autoscoope des "révélations" à venir de Capital et L’Express sur son patrimoine

Publié à 11h54, le 15 novembre 2017 , Modifié à 16h54, le 15 novembre 2017

Jean-Luc Mélenchon autoscoope des "révélations" à venir de Capital et L’Express sur son patrimoine
© AFP
Image Amandine Réaux


Oh mais que voilà ? Un nouveau post sur le blog de Jean-Luc Mélenchon consacré au bashing des médias dont l’activité principale consiste, selon lui, à critiquer et caricaturer La France insoumise.

Cette fois-ci, le quatrième homme de la présidentielle choisit de s’en prendre à une enquête en cours, pas encore publiée donc, sur son patrimoine "il y a… 19 ans". "JLM" autoscoope les articles de Capital et L’Express, annonçant d’ores et déjà une "mise en demeure" et une poursuite en "diffamation". Il écrit :

Je sais que le canon à merde va encore tonner, contre moi cette fois-ci. D’ici quelques jours, Capital et L’Express veulent tirer leurs salves de commande. En effet, après sept mois de bashing ininterrompu, dont le blogueur Antoine Léaument [qui n’est autre que le responsable de sa communication numérique, NDLR] a fait le recensement, il y a encore des rédacteurs en chef pour passer des commandes de bashing. Heureusement, dans les deux rédactions, il existe des insoumis, à tous les niveaux. Cela me permets [sic] de savoir assez exactement les intentions et l’ambiance de haine qui m’entoure de la part de ces gens. [...] Il s’agit de revenir sur mes années en Essonne et surtout sur mon patrimoine il y a… 19 ans ! Je fais une mise en demeure et je poursuivrai le moment venu en diffamation. Ces gens vont donc insinuer, et accrocher midi à minuit, sans oublier le venin des habituels 'témoignages anonymes' dont ils sont coutumiers.

Jean-Luc Mélenchon anticipe donc ces révélations, comme l’avait fait Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen, au moment des Panama Papers. Il décrédibilise à l’avance l’enquête sur son patrimoine alors qu’il était sénateur de l’Essonne, arguant que sa situation a déjà fait l’objet de déclarations multiples et que donc : circulez, il n’y a rien à voir. Il poursuit :



Bien évidemment, il est impossible que j’aie commis quelque acte délictueux ou immoral que ce soit. Si ce n’était pas le cas, il y a longtemps que ça se saurait. En effet depuis ma première élection nationale mon patrimoine a fait l’objet de nombreuses et régulières déclarations, toutes accessibles au public et à mes ennemis qui ne se sont pas privés d’y recourir déjà souvent. Ces déclarations, je les ai faites d’abord auprès de la 'Commission pour la transparence financière de la vie politique' puis de la 'Haute autorité' actuelle. Je précise que j’ai fait des déclarations de mise à jour à l’occasion de chacune des modifications réalisées au fil de mes pérégrinations et des achats et ventes de mes domiciles successifs. Du coup, j’ai été souvent interrogé par ces commissions de contrôle chaque fois qu’un point a semblé devoir par principe soulever une question.

Je doute qu’il y ait beaucoup de monde dont la situation patrimoniale ait jamais été autant surveillée. En effet j’ai été contrôlé de cette façon à l’occasion de treize entrées ou sorties de mandat électoral. Sans oublier le moment de deux candidatures à l’élection présidentielle. Soit quinze fois ! Je n’ai jamais fait l’objet d’aucun blâme, remontrance ou mise en garde. Je ne saurais oublier de mentionner que j’ai aussi dû répéter ces déclarations à l’usage de la presse. On connait sa vigilance, ses commentaires informés et sans complaisance. En publiant et commentant ma situation patrimoniale en 2012 et en 2017 elle n’aurait rien laissé passer s’il y avait eu matière ! Leur but est donc seulement de nuire pensant qu’il restera toujours quelque chose de leur mauvaise action par-delà tous les démentis.


Par la même occasion, Jean-Luc Mélenchon annonce l’ouverture d’une rubrique sur son blog "qui sera consacrée aux questions malveillantes" et aux "fausses informations", dans le but de ne "rien laisser sans réponse sans pour autant donner une place centrale au flots de l’égout médiatique".

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