Mélenchon se voit Premier ministre de Macron à la tête d’une majorité "insoumise" après les législatives

Publié à 21h08, le 30 avril 2017 , Modifié à 21h16, le 30 avril 2017

Mélenchon se voit Premier ministre de Macron à la tête d’une majorité "insoumise" après les législatives
Jean-Luc Mélenchon. © AFP
Image Sébastien Tronche


MOI PREMIER MINISTRE - Il y avait François Baroin, Nicolas Dupont-Aignan voire Laurence Parisot. Et bien d’autres. A cette liste de prétendants au poste de Premier ministre d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen (pour Nicolas Dupont-Aignan), s’ajoute désormais Jean-Luc Mélenchon.

Car le candidat de la France insoumise, quatrième du premier tour de l’élection présidentielle, estime ce dimanche 30 avril sur TF1 pour sa première interview post-présidentielle, avoir certes perdu la bataille élyséenne mais pas la guerre. Ainsi espère-t-il que son camp remportera les élections législatives – dont il mènera la campagne pour La France insoumise – afin de s’imposer au futur Président comme Premier ministre et chef de la majorité. Et notamment d’Emmanuel Macron puisqu’il met en garde ses électeurs contre "la terrible erreur" d’un vote Le Pen. Il poursuit :

Le vrai jugement politique, c’est les élections législatives. (…) Aux législatives La France insoumise est candidate au pouvoir. (...) Nous sommes prêts à prendre le pouvoir.

"Il faudra bien qu’il s’y fasse", lance encore l’eurodéputé, qui pourrait bien être lui-même candidat aux législatives à Toulouse, Marseille ou bien Lille, sur l’hypothèse de devenir le chef du gouvernement d’Emmanuel Macron à qui il demandera le retrait de la loi Travail et la non application de sa réforme annoncée du code du travail par ordonnances. "A mon avis, la France va se débarrasser de Marine Le Pen à cette élection, et nous, dans un mois, nous allons tous ensemble nous débarrasser de la politique de monsieur Macron" à l'occasion des législatives, a insisté Jean-Luc Mélenchon.

Quant au second tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ne dévie pas de sa ligne. "Il n'y a pas d'ambiguïté dans ma position (...) Je ne voterai pas Front national, je combats le Front national. Et je dis à tous ceux qui m'écoutent: ne faites pas la terrible erreur de mettre un bulletin de vote pour le Front national car vous pousseriez le pays à un embrasement général dont personne ne voit le bout", a-t-il encore déclaré, laissant toujours ouvert le choix à ses partisans d'opter pour le vote Macron, le vote blanc ou l'abstention.

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