Jean-Michel Baylet menace une nouvelle fois François Hollande : "si je n’ai pas la Défense, ce sera la guerre"

Publié à 13h25, le 10 septembre 2015 , Modifié à 11h39, le 12 septembre 2015

Jean-Michel Baylet menace une nouvelle fois François Hollande : "si je n’ai pas la Défense, ce sera la guerre"
© PASCAL PAVANI / AFP
Image Sébastien Tronche


SERIAL MENACEUR - Le Parti socialiste et François Hollande doivent bien faire avec. Vivre au quotidien avec cette terrible épée de Damoclès que représentent les menaces récurrentes du PRG, fatigué de se sentir déconsidéré par la majorité socialiste. Nouveau mal de crane en perspective pour le chef de l’Etat ? Toujours est-il que le patron de presse et président du PRG, Jean-Michel Baylet, compte bien prendre la succession de Jean-Yves Le Drian, si ce dernier (re)devient président de la région Bretagne et suit la charte de déontologie du gouvernement en quittant son poste ministériel.

En concurrence avec Bruno le Roux, à qui le poste de ministre du Travail a échappé au bénéfice de Myriam El Khomri, l’ancien sénateur radical est prêt à tout faire péter s’il n’a pas le ministère qu'il souhaite. Selon un confidentiel de Challenges de ce 10 septembre, le radical a promis, via une fort belle image pour un potentiel futur ministre de la Défense :

Si je n’ai pas la Défense, ce sera la guerre.

Au regard du choix des mots, le radical est déjà dans le costume, semble-t-il, alors que Jean-Yves Le Drian, l’actuel détenteur du maroquin, n’est toujours pas officiellement candidat à la présidence de la région Bretagne.

Cette nouvelle menace radicale de Jean-Michel Baylet n’est que le nouvel épisode d’une série à suspense : celle du rapport de force que tente d’entretenir le PRG, dernier allié du PS au gouvernement. En vue des régionales, le PRG avait d’ailleurs refusé l’accord avec le PS… avant de finalement céder quelques jours plus tard.

Auparavant, le PRG, souvent via son truculent président, avait déjà menacé à quatre reprises de quitter le gouvernement. Et les ministres PRG sont toujours là. Comme quoi, la menace, parfois, ça fonctionne.

A LIRE SUR LE LAB :

> Le PRG menace de quitter le gouvernement, comme il l'a déjà fait quatre fois depuis le début du quinquennat  

> Sans surprise, le PS et le PRG s'associent pour les élections régionales  

> Pour Thierry Braillard, le PS "préfère s'occuper de sa maîtresse, les Verts, plutôt que sa femme", le PRG 

Du rab sur le Lab

PlusPlus