Jean-Pierre Coffe raconte avoir subi un contrôle fiscal après son refus de tutoyer Nicolas Sarkozy à la télévision

Publié à 16h26, le 29 avril 2015 , Modifié à 16h37, le 29 avril 2015

Jean-Pierre Coffe raconte avoir subi un contrôle fiscal après son refus de tutoyer Nicolas Sarkozy à la télévision
Jean-Pierre Coffe et Nicolas Sarkozy © Montage via AFP

POLITESSE – Parfois, le président il parle pas à toi. Et puis d'autres, le presque-mais-pas-encore président te parle. Et t'invite même à le tutoyer. Et alors là, autant te dire que tu as intérêt à t'exécuter.

Jean-Pierre Coffe l'a appris à ses dépens, confronté à l'un des aspects de la personnalité de Nicolas Sarkozy : avant même d'être président, il aimait bien tutoyer les gens. L'animateur le rapporte dans son autobiographie Une Vie de Coffe (éd. Stock), dont L'Express publie les bonnes feuilles.

En 2004, invité sur le plateau de Vivement Dimanche, sur France 2, celui qui est ministre de Jacques Chirac formule une demande particulière à Jean-Pierre Coffe.

Ce dernier raconte :

"

Et je garde un souvenir cuisant du passage de Nicolas Sarkozy, alors ministre d'État au budget, qui exige que je le tutoie. Je refuse.



- Tu m'appelles Nicolas sinon tu verras.



Je le salue sur le plateau d'un sonore : 



- Bonjour, Monsieur le ministre d'État. 

"

Et pour voir, Jean-Pierre Coffe a vu. "Quelque temps plus tard j'ai droit à un contrôle fiscal... On est rancunier ou on ne l'est pas !", raconte-t-il.  

Rancunier, Jean-Pierre Coffe l'est peut-être. Il ne le dit pas. En revanche, ce que l'on sait, c'est qu'il préfère François Hollande à Nicolas Sarkozy. "J'aime François Hollande, je le trouve vrai, bien dans la fonction et j'apprécie son humour", écrit-il, comme le rapporte L'Express. Mais peut-être que cela n'a rien à voir avec le contrôle fiscal qu'il a subi.

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