Jean-Vincent Placé explique qu'il ne veut pas devenir ministre à tout prix : "Je gagne plus" au Sénat

Publié à 07h50, le 03 septembre 2015 , Modifié à 10h33, le 03 septembre 2015

Jean-Vincent Placé explique qu'il ne veut pas devenir ministre à tout prix : "Je gagne plus" au Sénat
Jean-Vincent Placé © PHILIPPE HUGUEN / AFP

MONEY MONEY MONEY – Il y a un moment où il va falloir arrêter de dire que Jean-Vincent Placé veut absolument devenir ministre. Alors oui, peut-être le sénateur a-t-il pensé qu'il pourrait succéder à François Rebsamen, même si son nom n'a jamais vraiment été évoqué. Sans doute s'est-il déjà dit que, le mercredi matin, il s'ennuyait un peu et qu'il irait bien, comme ça, à l'occasion, faire un tour au conseil des ministres. Mais non non non : il n'est pas obsédé par ce sujet.

Et il l'a bien dit à ses copains comme le rapporte L'Obs ce 3 septembre. Jeudi 27 août, la veille de son annonce de départ d'EELV, dans un bar de La Rochelle, Jean-Vincent Placé boit des verres avec François de Rugy, Denis Baupin et François-Michel Lambert. Là, il avance un argument inattendu pour démontrer qu'il ne veut pas forcément être nommé ministre : l'argent. Il dit :

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Je ne veux pas devenir ministre à tout prix. Je gagne plus en tant que président de groupe qu'en tant que ministre. Et puis, si ça ne marche pas, je peux faire autre chose, à la tête d'une entreprise par exemple.

 

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Comme l'avait noté Challenges en septembre 2014, les présidents de groupes au Sénat bénéficient – en sus de leurs indemnités d'élus – de confortables primes. Le salaire d'un ministre est de 9.940,20 euros par mois.

Mercredi 2 septembre, Jean-Vincent Placé a lancé avec François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias l'Union des Démocrates et Écologistes (UDE). Interrogé par L'Obs avant le lancement officiel de ce mouvement, le sénateur expliquait vouloir "structurer les écologistes réformateurs". "On a assez perdu de temps. J'ai aussi contribué dans les deux premières années du quinquennat à faire des conneries", admettait-il avant de – enfin ! – se tresser quelques lauriers :

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J'ai une image contrastée, mais une forte notoriété que je veux mettre au service du président de la République.

 

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Myriam El-Khomri nommée ministre du Travail mercredi, Jean-Vincent Placé devra encore patienter pour se "mettre au service du président de la République". En tout cas en tant que membre du gouvernement.

 

 

 

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