Jean-Vincent Placé prédit à Emmanuel Macron un destin à la Eva Joly

Publié à 14h31, le 23 septembre 2016 , Modifié à 14h46, le 23 septembre 2016

Jean-Vincent Placé prédit à Emmanuel Macron un destin à la Eva Joly
Emmanuel Macron et Eva Joly. © Montage le Lab via AFP.

Depuis qu’il a décidé de quitter EELV et de soutenir François Hollande – après l’avoir bien critiqué – Jean-Vincent Placé est cohérent avec lui-même. Constant. De plus, cela lui a permis d’entrer au gouvernement pour finir le quinquennat.

Alors l’ancien sénateur de l’Essonne ne va pas cracher dans la soupe et miser sur un autre cheval pour 2017. Surtout quand celui-ci se nomme Emmanuel Macron et a fait le chemin inverse, démissionnant de son ministère de l’Economie pour se lancer vers la présidentielle.

Pourtant, comme le rapporte Le Figaro magazine de ce vendredi 23 septembre, le fondateur de "En Marche !" a tenté de draguer le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l'État et de la Simplification. Avec une fin de non-recevoir en retour et une comparaison pas des plus flatteuses. "Je suis avec Hollande", commence par expliquer Jean-Vincent Placé qui n’a pas cédé à la "macronmania" malgré les sondages fleurissants de l’ancien ministre de l’Economie. Et "JVP" d’asséner :

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J’ai vu Eva Joly à 14% en octobre 2011 ! C’est dire…

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C’est dire s’il ne croit pas à l’aventure dans laquelle tente de se lancer l’ancien conseiller de François Hollande à l’Elysée et le destin peu glorieux qui l’attendrait. Cependant, Jean-Vincent Placé exagère un tantinet les bons sondages d’Eva Joly fin 2011. L’institut CSA lui donnait alors 3% des intentions de vote quand LH2 la plaçait à 8,5%. Loin des 14% brandis par Jean-Vincent Placé.

Pour vous rafraîchir la mémoire et saisir la dimension méchante de la petite phrase distillée par Jean-Vincent Placé, rappelez-vous le score finalement obtenu par la candidate écolo au premier tour de l’élection présidentielle de 2012 : 2,3%.

Politiquement, les doutes de Jean-Vincent Placé se fondent sur la stratégie ni droite ni gauche (ou "et droite et gauche") d’Emmanuel Macron qui rêve de rassembler les progressistes des deux bords. "Quel est l’espace politique ?" interroge le président de l’Union des démocrates et des écologistes (UDE).

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