Jean-Vincent Placé tresse des lauriers à NKM et Chantal Jouanno, de possibles "alliées"

Publié à 16h24, le 14 juin 2015 , Modifié à 19h16, le 14 juin 2015

Jean-Vincent Placé tresse des lauriers à NKM et Chantal Jouanno, de possibles "alliées"
Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Vincent Placé et Chantal Jouanno © Montage Le Lab

Jean-Vincent Placé continue de bousculer son camp. On savait déjà qu’un rapprochement entre Europe Ecologie-Les Verts et le centre de Jean-Louis Borloo à François Bayrou avait les faveurs du patron des sénateurs Verts. Voilà maintenant que l’élu de l’Essonne se met à tendre la main à… la droite.

Invité du "Brunch politique" de Sud Radio ce dimanche 14 juin, celui qui plaide depuis des mois pour un retour des écologistes au gouvernement a déclaré à l’adresse de ses camarades :

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Nathalie Kosciusko-Morizet et Chantal Jouanno sont critiquées dans leur propre camp justement à cause de leur indépendance d’esprit sur les questions écologiques. Ça peut être des alliées alors ne nous fâchons avec personne.

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Certes, Nathalie Kosciusko-Morizet dit vouloir incarner une droite plutôt modérée, soucieuse d’écologie et progressiste sur les questions de société. Il n’empêche : l’alliance avec une personnalité de droite, aussi écolo-compatible soit-elle, reste une ligne rouge au sein d’un mouvement qui a fait le choix de s'ancrer à gauche voila vingt ans.

Quant à Chantal Jouanno, si elle est aujourd’hui centriste, son ascension politique s’est tout de même faite à l’ombre de Nicolas Sarkozy.

Jean-Vincent Placé avait déjà tressé des lauriers à NKM. C’était en mars 2014, alors que la cheffe de file de l’ex-UMP menait campagne pour conquérir l’Hôtel de ville. De l’adversaire d’Anne Hidalgo, le sénateur avait déclaré, dans une interview au site du JDD :

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Quand on voit la situation au niveau national [pour la gauche, NDLR] et la qualité de la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet, je me dis qu'il faut faire attention.

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Au micro de Sud Radio, Jean-Vincent Placé s’est également félicité de la prise de distance de Cécile Duflot d’avec Jean-Luc Mélenchon. Alors qu’EELV privilégie les candidatures autonomes au premier tour des régionales, celui qui veut en finir avec "les discours néo-marxistes" a déclaré :

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Ça faisait six, sept mois que je disais que le rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon n'avait aucun sens. Au début, j'étais minoritaire sur cette question, maintenant c'est moi qui ai convaincu les uns et les autres, y compris Cécile Duflot et je m'en réjouis parce que ça fait déjà quelque chose de très excessif qui s'éloigne.

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