Jean-Yves Le Drian suggère à Bachar el-Assad d'arrêter de donner des leçons à la France vu le sang qu'il a sur les mains

Publié à 07h47, le 19 décembre 2017 , Modifié à 07h59, le 19 décembre 2017

Jean-Yves Le Drian suggère à Bachar el-Assad d'arrêter de donner des leçons à la France vu le sang qu'il a sur les mains
Jean-Yves Le Drian et Bachar el-Assad © Montage via AFP

Tout le monde ne peut pas être Thierry Mariani et gagner les sourires de Bachar el-Assad. D'ailleurs, d'une manière générale, le dictateur syrien a une piètre opinion des politiques français. Il a par exemple vivement attaqué la France, lundi 18 décembre. "La France a été le porte-étendard du soutien au terrorisme en Syrie dès les premiers jours. […] Elle n'est pas en position de donner une évaluation d'une conférence de paix", a-t-il tonné.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian lui a sèchement répondu et lui a expliqué que, grosso modo, vu le sang que le dictateur syrien a sur les mains, il ferait mieux de la mettre en veilleuse. Voici ce qu'il a déclaré, comme l'a notamment rapporté Le Figaro :  

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D'abord, monsieur Bachar el-Assad ne me semble pas vraiment en situation de pouvoir affirmer une prise de position politique tant qu'il est dépendant de la Russie et de l'Iran. Ensuite, quand on a été le premier à libérer (de prison) les djihadistes de Daech, on ne donne pas de leçon. Et enfin, quand on a passé son temps à massacrer son peuple, on a généralement un peu plus de discrétion.

 

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L'ambiance est : détestable. Il faudra sûrement plus d'un selfie de l'ancien président des Jeunes FN avec Bachar el-Assad pour l'améliorer...

Dimanche, lors de son interview sur France 2 par Laurent Delahousse, Emmanuel Macron a indiqué qu'il fallait, selon lui, "parler" au dictateur syrien. Le chef de l'État français a néanmoins estimé que Bachar el-Assad devra "répondre de ses crimes". Visiblement, cette envie n'est pas partagée par le principal intéressé, accusé, on le rappelle, d'avoir massacré une partie de son peuple depuis le début de la révolution syrienne, en 2011. Le conflit a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés

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