"John Wayne des Champs Élysées" : la grosse déclaration d'amour du Guardian à François Hollande

Publié à 10h57, le 23 novembre 2015 , Modifié à 10h57, le 23 novembre 2015

"John Wayne des Champs Élysées" : la grosse déclaration d'amour du Guardian à François Hollande
François "John Wayne" Hollande © ERIC CABANIS / AFP
Image Sylvain Chazot


BANG BANG - Depuis les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, l'entente cordiale entre la France et l'Angleterre s'est muée en un véritable amour inconditionnel. Il fallait entendre cette Marseillaise chantée à l'unisson dans le mythique stade de Wembley par les supporters british. Il fallait encore voir Trafalgar Square illuminée de bleu blanc rouge et les habitants d'Albion se recueillir en hommage aux Français atteints dans leur chair.

Il faut encore lire cet article de The Guardian, en date du samedi 21 novembre, à propos du président français. Son titre :



François Hollande : the John Wayne of the Champs Élysées.

Rien de moins. Le quotidien britannique décrit comment, selon lui, le chef de l'État est passé de "monsieur Normal"  à un "chef de guerre" après les attaques terroristes du 13 novembre, un "cœur de lion", même. "Pour un homme autrefois largement rejeté comme un loser et un poids léger, c'est une véritable transformation", écrit The Guardian. Qui ajoute :  

Socialiste depuis toujours, la gravité de Hollande à parler de guerre débridée, son ralliement à 'un programme de sécurité très conservateur et sa détermination à écraser sans merci les ennemis déclarés de la France semblaient incongrues, pour ne pas dire plus.

Homme à la stature notoirement faible, Hollande marche soudainement la tête haute, le John Wayne des Champs Élysées. Après les attaques de janvier à Charlie Hebdo, Hollande cherchait les causes - exclusion sociale, crise économique, aliénation des jeunes musulmans. La semaine dernière, il cherchait les coupables.

Vous imaginez, François Hollande parcourant les plaines désertiques sur son fidèle destrier puis époussetant ses santiags avec éperons sur un tapis de l'Élysée ? Dans cette vision, les indiens, ou plutôt les djihadistes, n'ont qu'à bien se tenir. L'Homme tranquille est désormais Le Dernier des géants et il s'apprête à mener La Charge héroïque contre les terroristes de Daesh. Après son passage, l'Euphrate sera renommé La Rivière rouge… Tout un programme.

On notera également que John Wayne est le George Abitbol de Michel Hazanavicius dans La classe américaine. Il joue alors "l'homme le plus classe du monde". Par sophisme, et aussi sûr que Socrate est un chat, on peut en déduire que, d'après The Guardian, François Hollande est lui aussi "l'homme le plus classe du monde".

Le quotidien britannique n'en est pas à sa première déclaration d'amour à François Hollande. Le 16 novembre, trois jours seulement après les attaques, il estimait que le chef de l'État avait achevé sa mue de "marshmallow" en "chef de guerre" lors de son discours devant le Congrès à Versailles

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