Juppé "condamne" la menace de Bayrou de se présenter si Sarkozy gagne la primaire

Publié à 09h19, le 13 septembre 2016 , Modifié à 09h27, le 13 septembre 2016

Juppé "condamne" la menace de Bayrou de se présenter si Sarkozy gagne la primaire
Alain Juppé et François Bayrou. © Montage le Lab via AFP

La stratégie est claire. Et François Bayrou ne s’en cache pas. Si Alain Juppé ne remporte pas la primaire de la droite, et a fortiori si Nicolas Sarkozy est le champion de la droite pour 2017, le président du Modem remettra une nouvelle fois le bleu de chauffe et se lancera dans la présidentielle (ce qui serait sa quatrième candidature élyséenne). Entre l’ancien chef de l’Etat et le centriste, il y a là deux droites irréconciliables pour reprendre une expression chère à Manuel Valls.

Alain Juppé, en revanche, semble parfois gêné du soutien de François Bayrou, qui avait appelé à voter pour François Hollande contre Nicolas Sarkozy en 2012, ce que lui reproche encore ardemment une partie de la droite. Interrogé ce mardi 13 septembre sur RTL sur cette menace de candidature du maire de Pau en cas de résultat qui lui déplairait, Alain Juppé s’est désolidarisé de son soutien. Et a condamné ce chantage :

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Je condamne ce type de déclarations. Je jouerai à fond la règle du jeu.

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Pour appuyer son propos, le maire de Bordeaux insiste en assurant qu’il soutiendra Nicolas Sarkozy s’il l’emporte :

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Si les primaires (sic) se passent bien, si elles sont transparentes, comme je l’espère et je le crois, je soutiendrai celui qui la (re-sic) gagnera. Je pense que ce sera moi mais si c’est Nicolas Sarkozy, je le soutiendrai. Je ne fais pas une campagne de revanche et de vengeance.

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"Si pour rassembler la France, on commence par excommunier tel ou tel, on est mal barré. J’accepterai le soutien de tous ceux qui adhèrent à mon projet pour la France", ajoute-t-il pour justifier le soutien de l’élu centriste. Un François Bayrou qui croit encore en sa bonne étoile et qui reste persuadé d’avoir "un coup à jouer" en 2017, si jamais Alain Juppé venait à échouer.

Du rab sur le Lab

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