"Khmer vert", l'inusable insulte anti-écolo

Publié à 17h19, le 22 novembre 2011 , Modifié à 18h50, le 22 novembre 2011

"Khmer vert", l'inusable insulte anti-écolo
Gérard Collomb (Reuters)

“Je ne plierai pas devant les Khmers verts” a déclaré, mardi, Gérard Collomb, le maire de Lyon en faisant référence à Philippe Merieu, écologiste à qui le PS vient de céder la première circonscription lyonnaise pour les législatives. Si la formule fait mouche, elle n’a rien de neuf. Denis Baupin et Yves Cochet en ont déjà fait les frais. Le Lab remonte avec vous le temps à la recherche du premier Khmer vert.

  1. Khmer vert : Collomb charge Merieu

    Sur Le Parisien

    Dans une interview donnée au Parisien, le maire de Lyon dénonce “le terrorisme intellectuel” dont fait, selon lui, preuve Philippe Merieu, le président du groupe EELV de la région Rhônes-Alpes à qui les instance nationales du parti ont cédé la première circonscription lyonnaise.

     EXTRAIT

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    Philippe Merieu (l’écologiste auquel le PS vient de céder la 1ère circonscritpion du Rhône, NDLR), qui dirige le groupe Verts à la région Rhône-Alpes, vote systématiquement contre tous les grands projets de l’agglomération lyonnaise. Avec ses amis, il a même été jusqu’à demander à lire les scénarios financés par Rhône-Alpes Cinéma - une de nos institutions culturelles - pour vérifier s’ils sont politiquement corrects... Je ne peux pas accepter cette forme de terrorisme intellectuel. Je me suis toujours battu contre les Khmers rouges, je ne plierai pas aujourd’hui devant les Khmers verts !

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  2. Yves Cochet, le "Khmer du troisième ventre"

    En avril 2009, le député Verts Yves Cochet crée la polémique en expliquant qu’un "enfant européen" a un "coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York". Il voulait créer une "grève du troisième ventre" en diminuant les prestations familiales à partir du troisième enfant. Cette déclaration a embarrassé son entourage politique et lui a valu d’être taxé, lui aussi, de "Khmer vert".

  3. Denis Baupin, le "Khmer des automobilistes"

    Sur DenisBaupin.fr

    Denis Baupin a été adjoint au maire de Paris chargé des transports de 2001 à 2008. Ses efforts pour réduire la place de la voiture dans la capitale lui ont lui aussi valu le surnom du "Khmer vert". Ses actions (limitation accrue de la vitesse, ajout de couloir de bus, etc.) ont été si décriées... que le New York Times lui a même consacré un portait en janvier 2009. 

    EXTRAIT

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    Denis Baupin a été tristemment surnommé Monsieur Embouteillage ou le Khmer Vert

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  4. Antoine Waechter, le premier "Khmer vert" ?

    Selon les recherches du Lab, la première apparition de l'expression "Khmer vert" dans la presse remonte à une Une du magazine engagéActuelen octobre 1991.

    Pour Patrick Salmon, auteur des Ecologistes dans les médias, l'expression "Khmer vert" désigne la branche dure du parti, représentée par Antoine Waechter en opposition à Dominique Voynet dans les années 1990. 

  5. Bonus : Vanneste invente les Khmers roses

    Sur Le Nouvel Obs

    Le député UMP du Nord Christian Vanneste, connu pour ses propos homophobes, a estimé lors d'une interview en 2006 que les associations de défense des homosexuels étaient "un lobby terroriste". "C'est ce qu'on appelle les khmers roses", a ajouté ce membre influent de la Droite populaire. 

  6. Avant les Khmers verts, les Khmers rouges

    L'expression Khmer vert est un détournement de Khmer rouge. Les Khmers rouges sont le surnom d'un mouvement politique et militaire cambodgien communiste qui a dirigé le Cambodge de 1975 à 1979. Le régime Khmer rouge a causé la mort de plusieurs centaines de milliers de Cambodgiens, selon les estimations minimales. 

  7. Cet article se construit avec vous !

    Vous avez vu un article, une video, un tweet sur les "Khmers verts" ? Collez le lien dans les commentaires, nous l'ajouterons à l'article ! 

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