"L'autorégulation exigeante" de Moscovici sur les salaires des patrons n'est pas hollandaise

Publié à 21h19, le 04 juin 2013 , Modifié à 09h59, le 05 juin 2013

"L'autorégulation exigeante" de Moscovici sur les salaires des patrons n'est pas hollandaise
(Reuters)

"L'autorégulation exigeante" pour les grands patrons ? François Hollande n'accroche pas avec la façon de présenter les choses de son ministre de l'Economie. Alors que Pierre Moscovici annonçait le 24 mai dans une interview aux Echos qu'il n'y aurait pas de loi sur les salaires des grands patrons, le chef de l'Etat juge "inopportun" le propos du ministre, selon les informations de L'Express

Le président de la République a regretté cette expression devant son entourage, explique l'hebdomadaire. Et Pierre Moscovici admet qu'il "n'a pas présenté les choses de manière optimale". 

Dans les Echos, Pierre Moscovici revenait sur ce sujet, annonçant un renoncement au sujet de la "loi sur la rémunération des patrons", pourtant une promesse du candidat socialiste pendant la campagne présidentielle : 

Nous préférons miser sur une "autorégulation exigeante". 

Mais attention : si les décisions annoncées ne sont pas à la hauteur, nous nous réservons la possibilité de légiférer. 

Une reculade pour le gouvernement socialiste, alors qu'en campagne, François Hollande appelait à "limiter les revenus indécents".

Une sortie qui a valu bien des critiques à la gauche depuis son propre camp, qui l'accuse de s'éloigner de l'esprit du discours du Bourget. Le député Pascal Cherki, mais également Gérard Filoche, secrétaire national, et Thierry Marchal-Beck, président du MJS, ont publiquement montré leur désaccord avec ce renoncement.  

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