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C'EST NON. Dans un courrier adressé aux parlementaires opposés à l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, François Hollande a fait savoir qu'il ne souhaitait pas donner suite à leur demande de rendez-vous, comme le confirme au Lab Hervé Mariton, député UMP de la Drôme. 

Des élus, rassemblés au sein du "Entente parlementaire pour la famille" s'étaient rendus ce mercredi devant l'Elysée, avec leurs écharpes, pour déposer une "demande solenelle" de rendez-vous à la présidence de la République. Ils avaient été brièvement reçu par la directrice de cabinet de François Hollande, Sylvie Hubac. 

  

La lettre du président de la République aux élus : 

Mesdames et messieurs les parlementaires,j'ai bien reçu vos courriers relatifs au projet de loi sur l'ouverture du mariage et l'adoption des couples de même sexe.Je connais les inquiétudes qui sont les vôtres. Je vous avais proposé de rencontrer la garde des Sceaux afin que vous puissiez avoir un échange approfondi avec elle. Je regrette que vous n'ayez pas souhaité donner suite à cette démarche, ce qui aurait permis de lever un certain nombre de malentendu. Tant sur la supposée disparition des termes pères et mères du code civil que sur l'intérêt supérieur des enfants, c'est la première préoccupation du projet.Ces questions seront au coeur du débat parlementaire, c'est dans ce cadre qu'il vous appartient de faire valoir vos arguments dans les jours et les semaines qui viennent.Je vous prie d'agréer mesdames, messieurs, l'expression mes sentiments distingués.

Avec un "bien à vous" signé à la main, François Hollande renvoie ainsi les députés et sénateurs au débat parlementaire.

Ce vendredi, le président de la République reçoit une délégation d'opposants au mariage gay. Frigide Barjot, Laurence Tcheng et Jean-Pier Delaume-Myard sont à l'Elysée pour évoquer leur opposition au projet du gouvernement. 

Hervé Mariton estime que c'est une "attitude méprisante et impolie" du président à l'égard des parlementaires. Il n'écarte pas la possibilité de "renouveler la manifestation devant l'Elysée chaque mercredi, si besoin". Et ajoute :

On va peut être devenir des Folles de mai (les mères argentines qui demandent des nouvelles de leurs enfants disparus pendant la dictature, ndlr), et je ne plaisante qu'à moitié. 

 

Du rab sur le Lab