L'heure du dernier discours pour Martine Aubry

Publié à 10h41, le 26 août 2012 , Modifié à 17h46, le 26 août 2012

L'heure du dernier discours pour Martine Aubry
Martine Aubry lors de l'université d'été du PS à La Rochelle (Reuters)

C'est son dernier grand discours de première secrétaire avant de passer le flambeau lors du congrès de Toulouse, en octobre. Après Pierre Cohen et Thierry Marchal-Beck et Emmanuel Maurel, Martine Aubry clôture ce 26 août, à 11h, les deux journées d'université d'été socialistes à La Rochelle.

La première secrétaire ne s'est pas exprimée sur la question de sa succession. Aux médias, elle continue de dire qu'elle veut "faire son travail jusqu'au bout", laissant planer un léger doute sur son départ, mais Martine Aubry prépare bien sa succession à la tête du Parti socialiste. Dernier enjeu : c'est elle qui va décider de son successeur, du moins du nom du premier signataire de la motion majoritaire, qui l'emportera largement lors du congrès de Toulouse.

Revivez le discours de Martine Aubry sur Le Lab.

  1. Soutien au gouvernement et humour

    12h05 - Visiblement émue, Martine Aubry a terminé son discours sur ces mots :

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    Je suis et je serai toujours une militante. Je n'ai qu'une chose à vous demander : soyez militants plus que jamais ! 

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    11h 55  C'est sous une ovation et à coup de "Merci Martine, merci !" que les militants ont salué cette déclaration sur le non-cumul des mandats :

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    Dès le mois de septembre, j’attends que tous les députés et sénateurs qui en ont pris l’engagement renoncent à leur exécutif local !

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    11h45 - Martine Aubry commence à parler du Parti socialiste et de son rôle majeur pour "maintenir François Hollande au pouvoir" et "faire le changement dans la durée". La solution a ses yeux : un soutien au gouvernement "indéfectible et constructif".

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    Très souvent, nous passons au pouvoir et nous n’y restons pas. Moi je veux deux quinquennats de François Hollande pour qu’il ait le temps de changer la société française.

    Pour réussir ce changement, notre Parti socialiste est une force.

    Nous devons être les mêmes au pouvoir et dans l'opposition. Allier l'indignation et les propositions. (...)

    Mais gardons-nous de critiquer telle ou telle mesure du gouvernement car le chemin est long, il faut garder la ligne des soixante engagements.

    Le soutien au gouvernement doit être indéfectible mais constructif.

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    11h 40 - La première secrétaire soutient François Hollande sur le traité budgétaire européen, traité qui divise à gauche :

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    Avec Merkel c’était l’austérité associée à l’austérité. Avec François Hollande, c’est la croissance associée au sérieux.

    Voilà ce qu’est la première étape vers l’Europe que nous voulons. C’est une rupture politique majeure.

    (...) Soutenons le président !

    La règle budgétaire, appelée règle d’or et à laquelle je m’étais opposée, n’entraine pas de perte de souveraineté, le Conseil constitutionnel l’a dit.

    Et puis ne boudons pas notre plaisir, la taxe sur les transactions financières en 2013 ! Saisissons-la aussi avec l’ensemble de ce paquet européen !

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    11h 32 - Dans un discours qualibré entre soutien à l'action du gouvernement et critiques de l'UMP, Martine Aubry multiplie les bons mots :

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    Nous n’avons pas détricoté, nous avons raccommodé ! Il a fallu reprendre les mailles !

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    11h 30 - Sarkozy, Fillon, Copé ... chacun est passé à la moulinette Aubry.

    De Nicolas Sarkozy et son intervention sur la situation en Syrie :

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    De sa retraite dorée du Cap nègre, il a voulu donner des leçons. Il est désormais ancien président mais il confond toujours agitation et action, l’intérêt du pays set son propre intérêt.

    Son obsession du moment c’est de dire à ses petits camarades : je suis encore là ! Mais on ne choisit pas d’intervenir dans un domaine où son pays est engagé. Quand on a reçu Bachar al-assad, quand on a été silencieux sur les révolutions arabes, sur la situation en Syrie…

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    Puis des deux prétendants pour la tête de l'UMP :

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    C'est François Fillon qui a tiré en premier, une fois revenu de son milliardaire [il était en vacances avec le président de Ferrari ndlr].

    A croire que la compétition à la tête de l'UMP se joue à celui qui a les amis les plus fortunés. Il doit se dire :  "Je prends le modèle et ça va marcher !"

    Alors Copé a senti que ça branlait un peu dans le manche et il s'est exprimé aussi.

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    11h 15 - La première secrétaire accuse une nouvelle fois le précédent gouvernement d'avoir laissé une "ardoise cachée" pour mettre en difficulté la majorité actuelle :

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    Je donne comme exemple le document de quinze pages donné par le prédécesseur du ministre du Redressement productif.

    Il recensait les plans de licenciement dont la plupart avait été retardés, dissimulés ... comme autant de bombes à retardement pour la gauche au pouvoir.

    Voilà comment ils conçoivent le pouvoir.

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    11h 11 - Tirade contre les membres de l'UMP réunis à Nice le 25 août

    Martine Aubry vante l'unité des socialistes quand l'UMP 'se divise" :

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    Nous sommes unis, ils sont des faux amis.

    Nous sommes dans la réflexion, ils sont dans la génuflexion les uns par rapport aux autres.

    Nous sommes tournés vers les Français, ils sont tournés vers eux même.

    A Nice, ils étaient tous là et comme ils ont parfois de l’humour, ils ont appelé ça une alliance.

    Eh bien nous, nous appelons ça un parti ! Fort et solidaire pour faire réussir le président et le gouvernement.

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    11h06 - Martine Aubry fait applaudir Ségolène Royal

    Dès le début de son discours, la première secrétaire tient à remercier Ségolène Royal qui a préféré ne pas participer à cette université d'été après sa défaite à La Rochelle :

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    L’université d’été est aussi la marque de Ségolène Royal qui nous représente actuellement à l’Internationale socialiste et à qui je veux dire ici, une fois de plus, toute mon amitié.

    Applaudissons la, elle le mérite.

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