La charge de Geoffroy Didier contre NKM : "Être une femme ne suffit pas pour réussir"

Publié à 10h31, le 09 septembre 2016 , Modifié à 10h45, le 09 septembre 2016

La charge de Geoffroy Didier contre NKM : "Être une femme ne suffit pas pour réussir"
Geoffroy Didier © AFP

Geoffroy Didier ne sera pas candidat à la primaire de la droite. Le conseiller régional LR d'Île-de-France n'a pas réussi à recueillir les parrainages nécessaires pour se présenter. Cet échec ne fera pas trembler la République mais il soulève tout de même certaines interrogations quant aux conditions nécessaires pour pouvoir se présenter à la primaire. C'est en tout cas ce que répète Geoffroy Didier ce vendredi 9 septembre sur Public Sénat – Sud Radio.

Le cofondateur de La Droite forte n'a que très moyennement apprécié l'opération menée par Nathalie Kosciusko-Morizet pour obtenir ses parrainages, répétant sur à peu près tous les plateaux de télévision et les studios de radio qu'il serait dommage de ne voir aucune femme se présenter à la primaire. Cet argument passe très très mal du côté de Geoffroy Didier qui, lui, n'a évidemment pas pu en user. Alors ce vendredi, l'élu régional balance. Et il le fait en faisant mine de louer les qualités de NKM.

Il dit :

"

Moi j'ai trop de respect pour Nathalie Kosciusko-Morizet pour la réduire à sa seule condition féminine. Et j'estime qu'être femme ne suffit pas pour réussir. Vous, Véronique Jacquet [journaliste de Sud Radio, NDLR] si vous êtes à ce micro ce matin, c'est parce que vous êtes talentueuse. Ce n'est pas parce qu'on a subi tout à coup la discrimination positive.

 

"

Geoffroy Didier, qui faisait de sa jeunesse un argument électoral, détruit ici l'arme de NKM. Avant d'obtenir ses parrainages, la députée de L'Essonne avait clamé haut et fort qu'il aurait été très dommageable pour l'image de son camp de voir la primaire réduite à un affrontement entre hommes mûrs. "Je ne crois pas que la question soit : 'est-ce qu'il faut absolument une femme sur la photo ?'. Ou alors, ça serait réduire la condition féminine à du papier glacé ou à être présent sur les caméras de télévision [sic]. Je pense que c'est plus compliqué que ça", rétorque l'élu LR.

Et il n'est pas le seul refoulé de la primaire à exprimer ainsi sa colère vis-à-vis de NKM. Jeudi soir, Nadine Morano, qui elle non plus n'a visiblement pas réuni tous les parrainages nécessaires, a lâché : "Je n'ai pas choisi de faire campagne sur le fait d'être une femme, pas choisi d'être aidée. J'ai choisi la liberté." Et ça a payé visiblement… 

Du rab sur le Lab

PlusPlus