La classe politique choquée par le rejet de la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage

Publié à 11h58, le 12 août 2016 , Modifié à 11h58, le 12 août 2016

La classe politique choquée par le rejet de la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage

Ce vendredi 12 août, le tribune d’application des peines de Melun a rejeté la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de réclusion pour le meurtre de son mari violent et partiellement graciée par François Hollande. Une décision que ne "comprennent" pas les politiques, choqués du verdict rendu ce jour. Une décision qui semble faire l’unanimité contre elle dans l’ensemble de l’échiquier politique.

A droite, c’est la députée LR Valérie Boyer qui a donné le ton et été la première à réagir, établissant un parallèle avec ce qu’elle considère être le "laxisme" de la justice face aux terroristes :

Moins à droite, le président de l’UDI, le centriste Jean-Christophe Lagarde trouve "honteux" ce refus d’accorder à Jacqueline Sauvage la liberté conditionnelle. "Elle ne représente aucun danger pour la société", écrit-il sur Twitter, ajoutant :

"

Libérez-là !

"

Mais il n’y a pas qu’à droite et au centre-droit que la décision choque. A gauche également. Ainsi l’ancienne ministre Marie-Arlette Carlotti peste-t-elle contre ce qu’elle considère être une négation "de la souffrance des femmes " :

Pour le député PS Sébastien Denaja, cette décision est "incompréhensible et insupportable" :

Enfin, chez les communistes, c’est Hélène Bidart, adjointe à la mairie de Paris qui fustige un verdict "inadmissible" :

Si le tribunal d'application des peines a rejeté ce vendredi la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage, le parquet avait quant à lui pris des réquisitions favorables à la remise en liberté de cette femme de 68 ans, devenue un symbole des violences conjugales. Il "va faire appel", a ajouté la procureure à l’AFP.

François Hollande avait accordé le 31 janvier une grâce présidentielle "partielle" à la sexagénaire, condamnée en appel en décembre à dix ans de prison par la cour d'assises du Loir-et-Cher pour le meurtre de son mari, qui la battait depuis des années et avait violé ses filles. Une décision présidentielle appuyée par de nombreux parlementaires et personnalités et alors saluée à droite comme à gauche. Une pétition "Libérez Jacqueline !" avait recueilli 400.000 signataires dans toute la France.

Jacqueline Sauvage avait été reconnue coupable, en première instance comme en appel, de l'avoir tué de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d'enfer conjugal.

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