La conversion forcée de LR à la parité pour les législatives

Publié à 11h50, le 19 juin 2016 , Modifié à 11h50, le 19 juin 2016

La conversion forcée de LR à la parité pour les législatives
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La question de la parité avait fait l’objet d’un déjeuner entre 26 députées LR et Nicolas Sarkozy, le 25 mai dernier. Marie-Jo Zimmermann, députée de Moselle et déléguée générale à l’égalité entre les hommes et les femmes au sein de LR, était à l’initiative de ce rendez-vous dont le but était de faire pression sur le patron du parti. Gagnant-gagnant puisque les femmes seraient mieux représentées et LR éviterait d’être pénalisé, comme il l’a été pendant cette législature (4 millions d’euros par an) pour avoir présenté moins de 30 % de femmes en 2012.

Mais en 2017, l'amende passera à 8 millions d'euros par an. Selon le JDD du 19 juin, pour ne pas que doublent ces pénalités, le parti "doit investir au moins 63 % de candidates dans les circonscriptions de conquête", "sachant que 85 % des députés sortants LR sont des hommes et que leur investiture ne sera pas remise en cause".

"On a le vivier, on n'a plus d'excuses", avait déclaré Marie-Jo Zimmermann à L'Opinion, faisant référence aux 1.500 femmes élus en 2015 à l'occasion des départementales ou des régionales.

A ce jour, la Commission nationale d’investiture a examiné 256 cas : une femme a été choisie dans 60,9 % des circonscriptions de conquête. "Dans certaines circonscriptions, cela a été un peu dramatique", raconte le sénateur LR, cité par le JDD.

Nicolas Sarkozy tient à ce que tous les candidats aux législatives de 2017 aient été désignés d’ici au 14 juillet. Avec cet objectif de 63 %, les pénalités ne doubleraient pas, mais LR pourrait tout de même continuer à payer 4 millions d’euros par an.



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