La jubilation de Jean-François Copé devant les problèmes de François Fillon

Publié à 07h24, le 08 février 2017 , Modifié à 07h24, le 08 février 2017

La jubilation de Jean-François Copé devant les problèmes de François Fillon
© JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Image Amandine Réaux


Officiellement, malgré tout ce qui a pu les séparer par le passé jusqu’à la très récente campagne de la primaire de la droite qui les a encore opposés, Jean-François Copé soutient François Fillon. En privé, toutefois, le député-maire de Meaux jubile de l’affaire des emplois fictifs présumés de Penelope Fillon, dans laquelle est empêtré le candidat LR à la présidentielle depuis maintenant deux semaines.

Ainsi s’est-il amusé, en petit comité, comme le rapporte Le Canard Enchaîné du mercredi 8 février :



Il y a quand même une justice ! Fillon, qui m’avait traîné dans la boue… Les gens se rendent compte de ce qu’est réellement ce monsieur, apparemment bien propre sur lui, et qui a tout fait en douce.

L’hebdomadaire satirique précise que les propos datent d’avant la conférence de presse de François Fillon lundi, lors de laquelle il a présenté ses "excuses aux Français" pour avoir fait travailler ses proches, tout en assurant que les pratiques qui lui sont aujourd’hui reprochées étaient pour l’ensemble parfaitement "légales".

Les révélations du Canard Enchaîné ont un goût de revanche pour Jean-François Copé, évincé de la direction de l’UMP en 2014 pour son rôle présumé dans l’affaire Bygmalion, deux ans après la guerre de succession qui l’a opposé à François Fillon pour prendre la tête du parti. L’élu de Seine-et-Marne, placé sous le statut de témoin assisté dans l’affaire des fausses factures de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, n’a pas été mis en examen – contrairement à l’ex-chef de l’État et 13 autres protagonistes, d’ailleurs renvoyés mardi en procès. À entendre "JFC", François Fillon l’aurait donc injustement "traîné dans la boue", et mériterait donc ce qu’il semble considérer comme un retour de bâton.

Après son infinitésimal score de 0,3 % à la primaire, Jean-François Copé avait apporté son soutien à Alain Juppé. Il s’était ensuite rangé derrière François Fillon et sa "magnifique victoire", au nom du "rassemblement", et dit prêt à "tourner toutes les pages". Manifestement, il reste encore un peu d'amertume.

Du rab sur le Lab

PlusPlus