Présidentielles : la malédiction des crises

Publié à 15h11, le 24 mars 2012 , Modifié à 16h09, le 24 mars 2012

Présidentielles : la malédiction des crises
Jacques Chirac en 1988, Edouard Balladur en 1994 et Lionel Jospin en 2002. (Reuters)

Les drames de Toulouse et Montauban vont marquer la campagne. Il y a un avant, et un après. Nicolas Sarkozy a été sur le devant de la scène pendant ces événements. Mais peut-il en sortir par le haut, ou va-t-il payer son exposition ?

Si certains pointent une récupération par le candidat redevenu président de la République, l'histoire montre que ceux qui, avant lui, ont piloté les forces publiques dans ces moments critiques n'en ont pas bénéficié aux échéances électorales suivantes. Démonstration.

  1. 1988 : Chirac pilote la libération des otages du Liban et perd l'élection

    Sur ina.fr

    Le 4 mai 1988, en plein meeting d'entre deux tours à Strasbourg, le premier ministre Jacques Chirac, candidat à l'Elysée, annonce la libération de Jean-Paul Kauffmann, Marcel Fontaine et Marcel Carton, derniers otages français retenus au Liban.

    Cela n'empêchera pas François Mitterrand de se faire réélire.

  2. 1995 : Balladur perd malgré sa gestion de la prise d’otage du GIA

    Sur ina.fr

    Le 26 décembre 1994, après la crise de l'Airbus A300, le premier ministre Edouard Balladur qui a piloté les pourparlers avec les membres du Groupe islamique armé (GIA) organise une conférence de presse.

    Mais quelques mois plus tard, c'est son rival, Jacques Chirac, qui accède à l'Élysée.

  3. 2002 : Jospin et la tuerie de Nanterre

    Sur ina.fr

    Un mois avant le premier tour de la présidentielle de 2002, le 27 mars Richard Durn tue huit élus du conseil municipal de Nanterre (Hauts-de-Seine). Le Premier ministre et candidat socialiste en campagne arrive rapidement sur les lieux :

    "

    Je suis venu immediatement, apres le ministre de l'interieur, pour apporter ma compassion aux familles et aux membres du conseil municipal.

    "

    Après l'émotion, c'est la polémique politique gauche/droite sur le thème de l'insécurité. Et elle ne profite pas à Lionel Jospin qui sera éliminé, comme chacun sait, au premier tour, le 21 avril.

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