La ministre des Armées Sylvie Goulard ne veut plus faire partie du gouvernement

Publié à 09h57, le 20 juin 2017 , Modifié à 10h55, le 20 juin 2017

La ministre des Armées Sylvie Goulard ne veut plus faire partie du gouvernement
Sylvie Goulard © AFP
Image Sylvain Chazot


La ministre des Armées a décidé de quitter le gouvernement. Alors que la nouvelle équipe gouvernementale doit être annoncée mercredi 21 juin, Sylvie Goulard a fait savoir, ce mardi, qu'elle décidait de partir d'elle-même.

Dans un communiqué, publié ce mardi, elle annonce :

Le Président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l’action publique, de réformer la France et de relancer l’Europe. Cette entreprise de redressement doit l’emporter sur toute considération personnelle. C’est pourquoi j’ai demandé au Président de la République, en accord avec le Premier ministre, de ne plus faire partie du Gouvernement.

"Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli. La mission de défense impose une exigence particulière. L’honneur de nos armées, celui des hommes et des femmes qui  y servent, parfois au péril de leur vie, ne sauraient être mêlés à des polémiques auxquelles ils n’ont aucune part", ajoute-t-elle. 

Les révélations concernant l'affaire des assistants parlementaires du MoDem se sont multipliées ces derniers jours. Un ancien salarié du mouvement a affirmé auprès du Parisien avoir bénéficié d’un emploi fictif d’assistant parlementaire pendant qu'il travaillait au siège du MoDem. Selon franceinfo, entre 2009 et 2014, "une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du MoDem". Cela concerne notamment Sylvie Goulard, mais aussi la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez, visée par une enquête concernant l'emploi de l'une de ses attachés parlementaires au Parlement européen. L'élue avait annoncé porter plainte. La décision de Sylvie Goulard met donc la pression sur son ex-collègue Marielle de Sarnez. Et aussi sur François Bayrou évidemment.





Le ministre de la Justice a déjà fait savoir au Monde que le départ de la ministre des Armées est lié à des raisons "strictement personnelles". Selon lui, ces raisons ne remettent donc pas en cause la participation du MoDem au futur gouvernement. La ministres des Affaires européennes, en revanche, n'exclut pas de quitter, elle aussi, le gouvernement. Citée par Le Parisien, elle dit : 

Tout est ouvert pour moi, ma mission au gouvernement ou la présidence du groupe MoDem à l'Assemblée.

De son côté, le MoDem assure avoir "respecté toutes les règles et toutes les obligations d'un employeur". "Tout salarié qui a travaillé dans ses équipes ces dernières années, souvent à temps partiel, a été rémunéré par le mouvement de manière parfaitement transparente en fonction du service effectivement assumé pour notre formation politique", fait savoir le parti de l'actuel ministre de la Justice.

Sur BFMTV, juste avant l'annonce de Sylvie Goulard, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré qu'il ne voyait aucun problème au maintien de François Bayrou au gouvernement



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