"La mordeuse", "le frappeur", "la vendeuse" : François Kalfon dénonce le manque de "dignité" des élus LREM

Publié à 17h34, le 11 septembre 2017 , Modifié à 17h35, le 11 septembre 2017

"La mordeuse", "le frappeur", "la vendeuse" : François Kalfon dénonce le manque de "dignité" des élus LREM
François Kalfon, invité du Talk lundi 11 septembre. © Capture d'écrans Le Figaro
Image Victor Dhollande-Monnier


Les débuts des nouveaux députés de La République en marche (LREM) sont *légèrement* délicats. Citons entre autres la pagaille généralisée autour du choix du questeur et des vice-présidents, les critiques à répétition de Claire O’Petit, l’agression d’un cadre PS par le député M’jid El Guerrab ou encore les révélations de Marianne sur la députée macroniste qui organise des visites de l’Assemblée nationale facturées 119 euros. Du pain béni pour l’opposition. Invité du Talk du Figaro ce lundi 11 septembre, le membre de la direction collégiale du PS François Kalfon a appelé les élus à "se comporter avec une certaine dignité" :

- Yves Thréard : La République en marche (LREM), ce n’est pas un mouvement de gauche ?

- François Kalfon : Déjà, si c’était un mouvement où les élus puissent se comporter avec une certaine dignité, ça serait mieux. Parce que il y a eu la mordeuse [lire ici, ndlr], il y a le frappeur – je tiens à dire que Boris Faure a eu malheureusement des conséquences graves – il y a la vendeuse qui s’est un peu trompé de crèmerie et qui a transformé l’Assemblée nationale en grand parc de loisirs. J’en appelle très solennellement les dirigeants de La République en marche à reprendre de la dignité. Mais pour reprendre de la dignité, il faudrait que l’exemple vienne d’en haut. Avec un Président qui nous insulte soir et matin, cela me semble compliqué.

Selon François Kalfon, le comportement d’Emmanuel Macron et ses sorties comme celle de vendredi 8 septembre sur "les fainéants" qui vont manifester contre la loi Travail n’incitent pas vraiment sa majorité à la retenue et à la dignité. Pas sûr que ce commentaire ne touche pour autant le Président. En déplacement à Toulouse lundi 11 septembre, il a balayé les critiques et dénoncé des "fausses polémiques". Le chef de l'Etat assure qu'il visait "ceux qui étaient au pouvoir ces quinze dernières années et qui n'ont rien fait". 

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