La profession de foi de sa liste était en écriture inclusive mais Castaner "a du mal à la lire" et "trouve ça un peu couillon"

Publié à 09h47, le 23 novembre 2017 , Modifié à 10h23, le 23 novembre 2017

La profession de foi de sa liste était en écriture inclusive mais Castaner "a du mal à la lire" et "trouve ça un peu couillon"
Christophe Castaner. © Capture d'écran BFMTV.

Christophe Castaner a-t-il réussi à lire la profession de foi de sa liste, écrite en écriture inclusive, pour la composition de la direction de La République en marche ? Le sophisme est certes facile mais la question peut se poser.

Car ce jeudi 23 novembre, sur BFM TV, celui qui cumule encore la direction du parti majoritaire avec le porte-parolat du gouvernement et son secrétariat d’Etat chargé des Relations avec le Parlement rappelle qu’il est "opposé" à l’écriture inclusive et qu’il ne l’a "jamais utilisée". Et ajoute, avec un argument qui n’a rien à envier à celui de Jean-Michel Blanquer qui trouve ça "très laid" :

"

Je n’ai jamais utilisé l’écriture inclusive, j’ai même du mal à la lire et je trouve ça un peu couillon.

"

Une sortie à voir en vidéo ci-dessous :

Pourtant donc, pour la constitution de la direction de LREM, quatre listes d’affrontaient. Dont la sienne. Et la profession de foi de sa liste était en écriture inclusive de bout en bout. Tout comme les communiqués de presse du groupe macroniste à l’Assemblée.

Depuis plusieurs semaines, l’écriture inclusive fait polémique dans le débat politique. Au point qu’Edouard Philippe a tranché via une circulaire bannissant en partie cette écriture des textes officiels. Dans sa note, Edouard Philippe précise les règles d'accord qui doivent s'appliquer dans les actes administratifs. Dans les textes réglementaires, "le masculin est une forme neutre qu'il convient d'utiliser pour les termes susceptibles de s'appliquer aux femmes", indique-t-il. En revanche, quand l'auteur d'un texte officiel ou la personne nommée est une femme, il convient bien d'écrire "la ministre", "la secrétaire générale" et de féminiser la fonction en se référant à un guide ("Femme, j'écris ton nom...") élaboré par le CNRS et l'Institut nationale de la langue française. Petite exception: dans les actes de recrutement et avis de vacances publiés au JO, le Premier ministre demande d'utiliser des formules comme "le candidat ou la candidate" afin cette fois "de ne pas marquer de préférence de genre".

A LIRE AUSSI SUR LE LAB :

> VIDÉO - Les élu•e•s FN d'Occitanie vent debout contre l'écriture inclusive : "Et vous ne parlez même pas de l'islamisme"  

> Des député·e·s LR déposent une proposition de résolution contre l’écriture inclusive, qualifiée d’"endoctrinement" 

A LIRE AUSSI SUR EUROPE1.FR :

> Écriture inclusive : Édouard Philipppe la bannit des textes officiels 

> Mais au fait, c’est quoi l’écriture inclusive ? 

Du rab sur le Lab

PlusPlus