La section PS de Mulhouse conseille à Myriam El Khomri d'adhérer à LR

Publié à 15h16, le 18 février 2016 , Modifié à 15h18, le 18 février 2016

La section PS de Mulhouse conseille à Myriam El Khomri d'adhérer à LR
Myriam El Khomri à l'Assemblée nationale © THOMAS SAMSON / AFP
Image Etienne Baldit


GO LR YOURSELF - Le projet de loi El Khomri sur la réforme du droit du travail est encore loin du débat parlementaire mais il déchaîne déjà les passions. Surtout à gauche. Car à droite comme au Medef, on juge assez largement que ce texte "va dans le bon sens".

Sans aller chercher à la gauche du PS, certaines mesures prévues (sur le temps de travail quotidien et hebdomadaire et la majoration des heures supplémentaires, le plafonnement des indemnités prud'hommales en cas de licenciement abusif, ou les licenciements économiques) suscitent déjà une colère virulente et non dissimulée. La section du Parti socialiste de Mulhouse, par exemple, ne fait pas semblant.

Sur Twitter jeudi 18 février, leur compte relaie une déclaration de Pierre Gattaz satisfait des orientations du texte. Et y ajoute cette prise à partie directe de la ministre du Travail :



El Khomri, t'aurais dû prendre ton adhésion à cette adresse -> Les Républicains. 238 rue de Vaugirard, 75015 Paris.

Tout simplement. Une critique publique symptômatique à gauche, alors que fut un temps pas si lointain où le PS version François Hollande accusait la droite de passer le Code du travail au Kärcher...

Si les frondeurs (Christian Paul, Benoît Hamon et Pouria Amirshahi, entre autres) sont rapidement montés au créneau, c'est aussi le cas de Jean-Christophe Cambadélis. Le Premier secrétaire du PS a expliqué ce jeudi que "dans l'état", il ne voterait pas cette loi. D'après "Camba", le texte ne remplit pas le critère d'"équilibre entre une flexibilité et une sécurité" du marché du travail, alors que les principales mesures du projet de loi visent à un assouplissement dans ce domaine.

> À lire : Ce que contient le projet de loi El Khomri

De son côté, la ministre a d'ores et déjà indiqué que le gouvernement pourrait être amené à faire passer la loi en force via l'article 49.3 de la Constitution, ce qui avait traumatisé la gauche au moment de son application pour la loi Macron. Une sorte de menace proférée avant même que les parlementaires aient pu prendre connaissance du texte...

Vous l'avez compris : c'est reparti pour un tour dans les rangs socialistes.

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