La très grosse charge d’Eric Woerth contre François Bayrou, ce "Hollande de droite"

Publié à 09h57, le 25 octobre 2016 , Modifié à 10h01, le 25 octobre 2016

La très grosse charge d’Eric Woerth contre François Bayrou, ce "Hollande de droite"
© FRED DUFOUR / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier

Victor Dhollande-Monnier

CE HOLLANDE DE DROITE - Depuis quelques jours, le camp sarkozyste a redoublé ses attaques contre François Bayrou. Comme l’ancien chef de l’Etat redoute qu’Alain Juppé récupère une bonne partie des voix du centre à la primaire de la droite, il tente de discréditer le président du MoDem par tous les moyens. Dans les colonnes du JDD du dimanche 23 octobre, 165 élus sarkozystes ont cosigné une tribune pour dénoncer "l’opportunisme de Bayrou. Mardi 25 octobre, l’ancien ministre du Budget Eric Woerth, a choisi d’enfoncer le clou.

Fidèle sarkozyste, Eric Woerth s’en est pris au maire de Pau, mardi 25 octobre sur LCI. Le député-maire de Chantilly ne veut pas que François Bayrou se mêle de la primaire de la droite, lui qui "a voté pour Hollande en 2012". Il dit :

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François Bayrou essaie d’intervenir sur la primaire de la droite. Mais il n’est pas à droite. Il n’est pas non plus aujourd’hui le représentant du centre. François Bayrou n’a jamais fait de réforme de sa vie et a toujours reculé, au fond, devant des réformes.

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Deuxième salve de critiques quelques minutes plus tard :

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Une alliance avec François Bayrou, c’est le passeport pour l’immobilisme. Si François Bayrou négocie des parlementaires en échange de son soutien, ce qu’il est en train de faire, c’est considérer qu’il n’y aura pas la majorité suffisante pour réformer le pays. Un peu comme Hollande d’ailleurs qui n’a pas eu de majorité suffisante pour réformer le pays.

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Taxé d’opportunisme, François Bayrou s’est défendu lundi matin. Il a moqué notamment "la panique" des troupes de son meilleur ennemi. Eric Woerth botte en touche et place (encore) une pique bien sentie :

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François Bayrou, c’est un professionnel de la candidature à l’élection présidentielle mais il n’a jamais atteint le second tour.

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Et à la fin de l’envoi, Eric Woerth touche. Il sort cette fois la formule choc :

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Pour terminer sur Bayrou, on n’a pas besoin d’un Hollande de droite. On n’a pas besoin ‘d’hollandiser’ toute la société française et il ne faut pas ‘hollandiser’ la primaire de la droite.

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Pour rappel, François Bayrou a choisi de soutenir Alain Juppé à la primaire de droite. Mais si ce dernier venait à s'incliner, Bayrou a indiqué qu'il "prendrait ses responsabilités", sans évoquer explicitement pour autant une candidature à la présidentielle.




[BONUS TRACK] Woerth a un avis sur le "chocolatinegate"

Lundi matin, le candidat à la primaire de la droite Jean-François Copé s’est pris les pieds dans le tapis sur une question pratique. Interrogé sur le prix du pain au chocolat, le député-maire de Meaux l’avait sous-estimé "aux alentours de 10 à 15 centimes". Vingt-quatre heures plus tard, Eric Woerth ne le charge pas trop :

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Tout le monde peut se planter. Vous pouvez me poser 2-3 questions, peut-être que je ne saurai pas y répondre. Il faut juste avoir une petite idée non pas du prix des choses mais on ne peut pas être déconnecté de la réalité de la vire quotidienne. La vie quotidienne, c’est aussi de faire ses courses de temps en temps, d’acheter deux-trois choses, d’avoir une idée du prix des choses. 

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