"Lâcheté" des juges : François Hollande "regrette profondément" la polémique, pas ses propos

Publié à 12h40, le 14 octobre 2016 , Modifié à 12h40, le 14 octobre 2016

"Lâcheté" des juges : François Hollande "regrette profondément" la polémique, pas ses propos
François Hollande © AFP

Ce fut un peu la semaine de la lose pour François Hollande. Après les nouveaux tweets de son ancienne compagne Valérie Trierweiler sur l'expression "les sans-dents", les répliques des footballeurs pas franchement ravis qu'ont les traite de débiles et la polémique née de ses propos sur la "lâcheté" des magistrats tels que rapportés dans le livre Un président ne devrait pas dire ça… (éd. Stock), le chef de l'État a vécu des jours *compliqués*.

Ces mots ont déclenché un vive émoi du côté des magistrats, mais pas seulement. De nombreux politiques ont dénoncé ces propos,  et notamment Alain Juppé. L'ancien Premier ministre a jugé les mots du Président d'une "extrême gravité".

Ce vendredi 14 octobre, François Hollande a donc pris sa plume et œuvré pour éteindre l'incendie. Le Président a écrit une lettre aux Cours d'appel et TGI, au CSM et aux syndicats de magistrats, non pas pour s'excuser des mots rapportés par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans leur livre – le chef de l'État ne dément pas leur exactitude – mais pour exprimer son regret de la polémique qui en est née. Il écrit :

"

Je regrette profondément ce qui a été ressenti comme une blessure par les magistrats dont je mesure, chaque jour, le courage et le dévouement dans la mission difficile qui est la leur.

 

"

Tout cela est très subtil mais facilement résumable : le chef de l'État ne regrette donc pas ses propos ; il se désole plutôt du fait qu'ils aient été mal pris.

Mercredi soir, l'institution judiciaire, représentée par le premier président et le procureur général de la Cour de cassation, Bertrand Louvel et Jean-Claude Marin, avait rencontré le président de la Républiqueà l'Elysée. Jeudi, Bertrand Louvel estimait qu'il n'était "pas concevable que la charge de Président [...] puisse être utilisée par son titulaire pour contribuer à diffuser parmi les Français une vision aussi dégradante de leur justice".

Le Conseil supérieur de la magistrature, a quant à lui dénoncé des propos "dangereux et injustes". 

Du rab sur le Lab

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