L'ancien député socialiste Sébastien Denaja veut "un Nuit debout du PS"

Publié à 12h10, le 07 août 2017 , Modifié à 12h13, le 07 août 2017

L'ancien député socialiste Sébastien Denaja veut "un Nuit debout du PS"
Sébastien Denaja. © JACQUES DEMARTHON / AFP
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Loïc Le Clerc pour

Une défaite historique à la présidentielle suivie d'une débâcle aux législatives, voilà de quoi remettre en question le rôle et la position du Parti socialiste pour un bout de temps. Du haut de ses 31 députés, le PS espèreun come-back à la Justin Gatlin face à un Usain Bolt plus en marche que jamais. Reste à mettre sur pied une stratégie de reconstruction.

Sébastien Denaja, ex-député PS et hollandais rescapé à la direction collégiale du parti, fait la proposition suivante, ce lundi 7 août dans les colonnes du Figaro :



Il faut une sorte de Nuit debout du PS.

On imagine assez mal les socialistes squatter la place de la République pour y refaire le monde. Mais après tout, à l'époque, Thierry Mandon, alors secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, disait bien croire plus en Nuit debout qu’en Emmanuel Macron pour renouveler la démocratie. Alors que Manuel Valls, Premier ministre, n'y voyait que l'absence de "gauche contestataire crédible" en France.

Dans le même esprit de refondation du PS et d'équilibre nouveau à trouver sur la scène politique, dans Libération, toujours ce lundi, le député Luc Carvounas avertit :



Les mois qui viennent diront bien si nous sommes au rendez-vous ou bien si nous devenons des supplétifs, comme le PRG est devenu celui du PS.

Sympa pour les radicaux de gauche, dernière formation à être restée fidèle au PS lors du dernier quinquennat, malgré les nombreuses menaces de claquer la porte depuis 2012. Divorce qui est finalement advenu avec la nouvelle donne politique, le PRG abandonnant le PS pour revenir aux sources et retrouver leurs amis du Parti radical valoisien.

Julien Dray, conseiller régional d'Île-de-France, exposait la même crainte de déchéance du PS, ce lundi matin sur Europe 1, jugeant que :



Si le paysage politique se structure entre une droite modérée et une gauche complètement radicalisée, la capacité de transformer le réel va s'estomper. [...] Le danger pour le PS est de se faire aspirer, de perdre son essence et de disparaître.

Mais tout le monde socialiste n'est pas fixé vers l'avenir. Bernard Cazeneuve, dernier Premier ministre de François Hollande, prépare, lui, un livre pour raconter le quinquennat de l'intérieur.

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