Laurent Fabius plaide pour la recherche sur le gaz de schiste "à condition qu'on protège l'environnement"

Publié à 08h19, le 10 février 2014 , Modifié à 08h30, le 10 février 2014

Laurent Fabius plaide pour la recherche sur le gaz de schiste "à condition qu'on protège l'environnement"
Laurent Fabius sur RTL le 19 février 2013 (image RTL).
Image Delphine Legouté

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Oui à la recherche non polluante sur le gaz de schiste. Invité de RTL ce 10 février, Laurent Fabius s'est dit favorable, et même très favorable, à toute recherche sur cette potentielle source d'énergie, à condition qu'elle ne dégrade pas l'environnement.

Une prise de position comparable à celle d'Arnaud Montebourg sur un sujet hautement sensible avec les écologistes. Le ministre des Affaires étrangères prend d'ailleurs soin d'apporter une légitimité supplémentaire à son propos en rappelant qu'il est "chargé d'accueillir l'an prochain la grande conférence sur le climat".

Voici sa position :

Ma position est simple : le système actuel de fracturation hydraulique est mauvais pour l’environnement donc ce n’est pas celui-là qu’il faut exploiter.En revanche, qu’on fasse des recherches pour savoir s’il y a une autre possibilité d’exploiter le gaz de schiste, ça me parait normal.

Le ministre met en parallèle "l'histoire du progès" et "l'histoire de la gauche" pour plaider dans le sens de la recherche :

S’il y a des essais qui n’ont pas de conséquence négative … L’histoire du progrès, l’histoire de la gauche, c’est une histoire ouverte au progrès scientifiquemais à condition qu’on protège l’environnement.Je suis chargé d’accueillir l’an prochain la grande conférence climat et donc ce n’est pas à la France de donner le mauvais exemple.En revanche, être ouvert sur la recherche, oui, trois fois oui.

Arnaud Montebourg, en première ligne pour défendre la recherche propre sur le gaz de schiste, a expliqué de nouveau sa position devant l'association des journalistes parlementaires le 5 février, indiquant qu'il partageait la position du gouvernement d'un refus de la fracturation hydraulique, mais qu'il ne fallait pas "s'interdire de réfléchir" :

On ne peut pas dire qu'un gouvernement doit se fermer des portes.

Du rab sur le Lab

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