Laurent Wauquiez, autoproclamé "premier héritier du sarkozysme", veut "veiller à ce que cette flamme ne s’éteigne pas"

Publié à 14h52, le 20 décembre 2016 , Modifié à 14h52, le 20 décembre 2016

Laurent Wauquiez, autoproclamé "premier héritier du sarkozysme", veut "veiller à ce que cette flamme ne s’éteigne pas"
Laurent Wauquiez. © AFP
Image Sébastien Tronche


Le sarkozysme est mort, vive le sarkozysme ? Sans Nicolas Sarkozy, qui a quitté une seconde fois la vie politique après sa déroute à la primaire de la droite, le sarkozysme tente de survivre à l’irruption d’un fillonisme fringant. Et Laurent Wauquiez compte bien être la figure de proue de ce mouvement incarnant la droite dure de LR.

Au Mondedaté du 21 décembre, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes se pose une nouvelle fois comme l’héritier de l’ancien Président. Le premier, même. Il dit :

Sur l'énergie, sur les valeurs, j'assume quelque part d'être le premier héritier du sarkozysme. La force de Sarkozy était de pouvoir parler aux classes moyennes, aux ouvriers et aux petits retraités sans se laisser enfermer.

Surtout, Laurent Wauquiez, qui n'est pas un sarkozyste canal historique, assure qu’il fera tout pour que cette frange de la droite ne soit pas diluée dans le fillonisme. "Je ne veux pas d’une droite des élites", dit-il, avant d’asséner :

Je veillerai personnellement à ce que cette flamme ne s’éteigne pas.

Ce ne sera pas en ressuscitant l’association des amis de Nicolas Sarkozy, mise en veilleuse depuis le retour de leur champion pour prendre la présidence de l’UMP et tenter de remporter ensuite la primaire, que cette « flamme » sera maintenue en vie.

Et Laurent Wauquiez n’aura pas les coudées franches pour le faire. La concurrence existe sur ce créneau qu’il veut préempter. Et Gérald Darmanin, étoile montante de la droite qui fut le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy pour la primaire, ne semble pas persuadé que Laurent Wauquiez soit le meilleur "héritier" de l’ancien patron de la droite. Au Monde, ce proche de Xavier Bertrand confie :



Parmi les héritiers de Sarkozy, il y a ceux qui veulent incarner une droite populaire en poursuivant le clivage sur l'identité plus que sur le combat social. C'est une erreur.

Évincé de la présidence (par intérim) de LR pour devenir vice-président, sous la houlette du secrétaire général filloniste Bernard Accoyer, Laurent Wauquiez se présentait alors déjà comme "l’héritier" de Nicolas Sarkozy. Un statut qu’il espérait suffisant pour sauver sa tête.

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