Le camp Manuel Valls annonce une guerre éclair pour la primaire : "ce sera la campagne Blitzkrieg"

Publié à 09h04, le 26 décembre 2016 , Modifié à 09h04, le 26 décembre 2016

Le camp Manuel Valls annonce une guerre éclair pour la primaire : "ce sera la campagne Blitzkrieg"
Manuel Valls © PATRICK KOVARIK / AFP

Souvenez-vous, c'était il n'y a pas si longtemps. Candidat à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy avait formulé une promesse : lui en campagne, cela serait le "blast". Sauf que le "blast" n'est jamais venu et l'ancien chef de l'État, défait par son ex-"collaborateur", a dû s'avouer vaincu.

S'il en est un, à gauche, qui a depuis longtemps été comparé à Nicolas Sarkozy, c'est bien Manuel Valls. L'ancien Premier ministre est, lui, candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire. Il a dû attendre le renoncement de François Hollande, le 1er décembre 2016, pour faire acte de candidature. Le temps était donc, dès le départ, compté pour l'ex-chef du gouvernement, contraint à une campagne éclair face à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, pour ne citer qu'eux, engagé depuis longtemps.

L'entourage de Manuel Valls en est bien conscient mais ne promet pas de "blast". Pour rattraper le retard, le camp se prépare non pas à une campagne éclair mais à son pendant militaire : la guerre éclair, ou plutôt sa traduction allemande : la Blitzkrieg.

Cité par Le Figaro ce lundi 26 décembre, le sénateur Luc Carvounas, proche de Manuel Valls, annonce :

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La primaire a été conçue à la base pour qu'un Président sortant puisse se refaire rapidement. Alors quoi que les uns et les autres aient pu faire avant, ce qui va compter ce sera la campagne Bliztkrieg du 3 au 19 janvier.

 

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Pour ceux qui ont séché leur cours d'histoire, la Blitzkrieg fait notamment référence à la tactique adoptée par l'armée allemande au début de la Seconde Guerre mondiale face à la France et l'Angleterre. Pour schématiser, cette tactique consiste à attaquer violemment son adversaire, en un point précis et sur un front réduit.

Mais il faudra attendre 2017 pour voir Manuel Valls endosser les habits du général Heinz Guderian. "J'ai conseillé à Manuel Valls de lever un peu le pied tant que les Français ont l'esprit dans la dinde et les marrons", annonce au Figaro Philippe Doucet, soutien de l'ancien Premier ministre. La guerre-éclair oui, mais l'année prochaine.

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