Le coming out centriste de Jean-Vincent Placé

Publié à 08h38, le 07 mars 2016 , Modifié à 08h38, le 07 mars 2016

Le coming out centriste de Jean-Vincent Placé
Image Sébastien Tronche


COMING OUT - Jusqu’à peu, Jean-Vincent Placé était encore membre d’EELV. Mais ça, c’était avant. Avant de tenter (et de réussir) de rentrer au gouvernement et de se positionner sur une ligne réformatrice tendance Manuel Valls.

Invité de France Info ce lundi 7 mars, l’ex patron des sénateurs écolos a fait son coming out centriste :

Je crois que je l’ai toujours été mais peut-être moins assumé.

Cela commençait pourtant à se voir lorsqu’il expliquait déjà pouvoir discuter et travailler avec Jean-Pierre Raffarin plutôt qu’avec un Jean-Luc Mélenchon. Ainsi appelle-t-il, comme Manuel Valls, à "la recomposition politique". Et de développer :

On ne pourra le faire que dans une forme de recomposition où en effet, lorsque j’entends Jean-Luc Mélenchon ou le PCF, ce sont des opposants au gouvernement depuis le début et ils sont dans une critique avec une idéologie que je suis loin de partager. Aujourd’hui Cécile Duflot est une opposante au gouvernement. Au-delà de la théorisation des deux gauches, il faut arriver dans une recomposition. Nous devrions avoir une vision commune et partagée, j’ai cité souvent Jean-Pierre Raffarin, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Louis Borloo, Frédéric Lefebvre, ce sont des gens qui font des propositions, et qui parfois nous soutiennent.

C’est dit. Et assumé donc. Jean-Vincent Placé se sent centriste et proche de personnalités de Les Républicains. Ce qu’il définit ainsi :

Je suis un réformiste radical, j’assume, et écologiste.

Presque du Manuel Valls. Presque.

[BONUS TRACK] Say la faute aux réseaux sociaux

Interrogé sur la pétition "Loi Travail : non merci", qui dépasse ce lundi 7 mars les 1.100.000 signatures – record absolu et de loin pour une pétition en ligne en France -, Jean-Vincent Placé a rétorqué que "ce ne sont pas les réseaux sociaux qui font les lois de la République".

Fermez le ban ? Pas tout à fait. Après avoir rappelé le "processus démocratique, gouvernement, Parlement…", le secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat a modéré son propos liminaire, assurant que cette pétition "est extrêmement significative et qu’il faut respecter".

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