Le commentaire nazi d'un délégué LR sur une femme voilée, sujet le plus lu de la semaine

Publié à 16h25, le 14 août 2016 , Modifié à 17h04, le 14 août 2016

Le commentaire nazi d'un délégué LR sur une femme voilée, sujet le plus lu de la semaine
© Montage Le Lab via AFP et Twitter
Image Etienne Baldit


#BESTOFHEBDO - Et voici venue l'heure, comme chaque week-end, de notre attendu Top Hebdo, le classement des articles les plus lus de la semaine sur Le Lab.

Cette semaine, c’est le commentaire nazi d'un délégué local de LR au sujet d'une photo de femme intégralement voilée qui a retenu votre attention. Mais ce n'est pas tout…

# 1 - "Nuit et brouillard"

"Nacht und nebel pour le sac poubelle". C'est par ces mots en allemand, référence transparente à la procédure de déportation des opposants mise en place par le régime nazi, que Jean-Pierre Arbey a commenté sur Facebook, le 10 août, une photo d'une femme voilée (mais visage découvert) sur la plage. L'intéressé est délégué LR de la 2e circonscription de Meurthe-et-Moselle et proche de Nadine Morano.

Cette dernière a d'ailleurs vigoureusement défendu Jean-Pierre Arbey, expliquant qu'il ne s'agissait pas du tout d'un commentaire nazi, plutôt tout l'inverse. Et la candidate à la primaire d'estimer que les femmes voilées sont "comparables" aux nazis, et que la personne sur la photo en question était "dans le noir, dans le brouillard", d'où cette référence...

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# 2 - Berger vs bergère

Lors de l'annonce d'un "plan spécifique" pour les prisons, notamment concernant la surpopulation carcérale, Manuel Valls en avait profité pour allumer Christiane Taubira : "Le gouvernement agit, et tout particulièrement depuis que Jean-Jacques Urvoas est garde des Sceaux", a déclaré le Premier ministre le 8 août. Manière de minorer le bilan de son ancienne ministre, par comparaison avec celui de l'actuel ministre de la Justice, proche de Valls.

La réponse a fusé sur Twitter, le lendemain : "Le quinquennat pénitentiaire a commencé en février 2016, ni budget ni Premier ministre avant ; les prisons inaugurées sont tombées du ciel", a très ironiquement rétorquer Taubira, rappelant notamment que Manuel Valls était déjà chef du gouvernement de son temps place Vendôme. Où il est confirmé que l'inimitié entre les deux n'a pas pris fin avec le départ du gouvernement de l'icône du mariage pour tous.

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# 3 - Avachissement or not avachissement ?

Nicolas Sarkozy, qui voulait en son temps "liquider une bonne fois pour toutes" l'héritage de mai 68, voit toujours dans cette révolte "le point de départ de l’avachissement des valeurs françaises". Pas d'accord du tout, Alain Juppé s'est opposé au président de LR sur ce sujet dans une interview au Point le 11 août :



Je ne pense pas que les valeurs se soient avachies. Elles ont évolué. Il y a toujours des valeurs, des valeurs modernisées. [...] Je ne pense pas que la France ait particulièrement décliné à partir de cette date.

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# 4 - Renoncements partout, écologie nulle part

Une nouvelle fois, Cécile Duflot dézingue la politique écologiste (ou l’absence de ?) du quinquennat de François Hollande. Ce 8 août, la députée écologiste de Paris dresse la longue liste de ce qu’elle considère comme des renoncements écologistes depuis 2012.

Tout y passe, de la suppression des trains de nuit aux autocars Macron en passant par Notre-Dame-des-Landes. Elle constate ainsi un "gouffre entre le discours et les actes".

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# 5 - Du neuf (genre moi)

"Et de droite et de gauche", "En Marche" mais toujours pas clairement positionné pour 2017, Emmanuel Macron se présente en représentant du renouveau politique, qui fait d'ailleurs "peur au système". Un *costard* qu'il entend enfiler en opposition à quelques vieux briscards de la politique française. Au premier rang desquels Nicolas Sarkozy.

Dans Paris Match de 11 août (son couple s'affiche en une du magazine une nouvelle fois), le ministre de l'Économie s'en est ainsi pris à l'ancien chef de l'État - lui non plus toujours pas officiellement candidat à la primaire, mais c'est tout comme. Il a dit : "Nous sommes parmi les très rares pays développés dans lesquels un ancien Président peut revenir en sauveur de son camp cinq ans après avoir été battu. C’est une preuve supplémentaire de l’épuisement de notre système politique."

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