Le député Meyer Habib demande à Emmanuel Macron de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël

Publié à 06h41, le 07 décembre 2017 , Modifié à 06h41, le 07 décembre 2017

Le député Meyer Habib demande à Emmanuel Macron de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël
Meyer Habib © JACQUES DEMARTHON / AFP
Image Sylvain Chazot


La décision de Donald Trump, mercredi 6 décembre, de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l'État d'Israël est un séisme en matière de relations internationales et d'équilibres géopolitiques. Une rupture avec des décennies de diplomatie américaine mais le respect d'une promesse de campagne du milliardaire. Une manœuvre également dénoncée dans la foulée par de nombreux dirigeants politiques dont Emmanuel Macron. Depuis Alger, où il se rendait pour la première fois en tant que Président, le chef de l'État français a fustigé "une décision regrettable, que la France n'approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU".

Si "la France n'approuve pas" cette décision, certains élus français, en revanche, y sont favorables. C'est le cas par exemple de Meyer Habib. Le député UDI des Français de l'étranger, qui espérait en juin être assis à côté d'une "jolie fille" à l'Assemblée nationaleà la faveur du renouvellement, soutient la démarche de Donald Trump. Et il enjoint Emmanuel Macron de l’imiter. Sur Twitter, mercredi soir, il écrit :

De l'audace, monsieur le Président, reconnaissez Jérusalem capitale d'Israël !

Et Meyer Habib de citer Chateaubriand : "Le peuple juif a assisté 17 fois à la ruine de Jérusalem, et rien ne peut le décourager; rien ne peut l’empêcher de tourner ses regards vers Sion." Une référence que le député affectionne visiblement. En 2016, il l'avait utilisé lors d'une question au Premier ministre d'alors, Manuel Valls, sur le vote par l'Unesco d'une résolution sur le statut de Jérusalem, Cette résolution présentait Israël comme "puissance occupante".





La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël est un casus belli pour les dirigeants palestiniens. Ceux-ci revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël, comme la capitale de l'État auquel ils aspirent.

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