Le Figaro répond aux attaques de Christiane Taubira et dénonce un "procès stalinien"

Publié à 06h57, le 13 septembre 2016 , Modifié à 06h58, le 13 septembre 2016

Le Figaro répond aux attaques de Christiane Taubira et dénonce un "procès stalinien"

Elle a beau ne plus être ministre, Christiane Taubira continue de faire parler d’elle dans les médias. Surtout quand, lors de sa rentrée médiatique, elle éreinte aussi violemment son meilleur ennemi de la place médiatique parisienne, à savoir Le Figaro. Un quotidien qu’elle a accusé de "désinformation méthodique" à son égard, allant jusqu’à attaquer la santé mentale de la rédaction dans une interview à Libération.

Réponse du berger à la bergère, ce mardi 13 septembre. Dans son "contre-point" quotidien, Guillaume Tabard, rédacteur en chef et éditorialiste du Figaro, réplique donc à l’ancienne ministre de la Justice. "Qui a dit que Christiane Taubira était arrogante ? Qu’elle se croyait infaillible ?" commence-t-il par écrire ironiquement avant de lancer un provocateur :

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Pauvres ‘gens’ que nous sommes. Nous étions malades et nous ne le savions pas.

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Reconnaissant que "oui, Le Figaro a critiqué, souvent sévèrement, son action", Guillaume Tabard ironise encore en expliquant que le quotidien a "présenté des arguments" contre sa politique au ministère de la Justice "plutôt que de s’obliger au compliment". "Et sans jamais utiliser ni relayer la moindre attaque personnelle", insiste l’éditorialiste.

D’autre part, Le Figaro estime avoir été tout aussi critique vis-à-vis de la garde des Sceaux que du reste du gouvernement. "Le Figaro n’a pas été plus tendre avec le matraquage fiscal et tant d’autres actions du quinquennat", poursuit le journaliste avant de dénoncer un "procès stalinien" de la part de l’ancienne candidate à la présidentielle de 2002 :

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Des ministres ont pu s'en agacer, riposter, contester, argumenter. Aucun n'a mis en cause la santé mentale des journalistes, pardon des ‘gens’ du Figaro. Des procès en folie, il y en a eu et il y en a encore sous des régimes où quiconque ne pense pas comme l'État mérite d'être soigné par les docteurs de la pensée. La ‘psychiatrisation’ des opposants fut en effet l'argument imparable des procès staliniens.

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Cela fait bien longtemps que le ton est monté de quelques crans entre le quotidien de Serge Dassault et Christiane Taubira. Après avoir accusé, en 2013, Le Figaro d’avoir "rompu avec l’information" et le qualifiait "d’organe de propagande", la ministre qui a porté le mariage pour tous a franchi un nouveau cap, lundi, en estimant n’avoir "pas les compétences pour guérir les gens du Figaro". "C’était devenu pathologique", dénonce-t-elle en ciblant la "désinformation méthodique" de ce quotidien classé à droite.

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