Le Foll et Le Roux s’opposent sur les ambitions présidentielles de Valls

Publié à 12h11, le 22 novembre 2016 , Modifié à 12h11, le 22 novembre 2016

Le Foll et Le Roux s’opposent sur les ambitions présidentielles de Valls
© Montage Le Lab via AFP

Ils font partie des derniers "grognards" hollandais. Stéphane Le Foll et Bruno Le Roux soutiennent activement une candidature de François Hollande à la présidentielle. Le ministre de l’Agriculture et le président du groupe PS à l’Assemblée ne partagent toutefois pas (au moins publiquement) le même avis sur le cas Manuel Valls. Depuis la parution du livre Un président ne devrait pas dire ça, le Premier ministre ne cesse de montrer des velléités de candidature pour 2017.

Dans une interview accordée à Libération ce mardi 22 novembre, le ministre de l’Agriculture n’a pas fait de langue de bois. Il s’est agacé des ambitions de Manuel Valls :

 

 

"

J’ai bien compris que Manuel Valls voulait être dans la bataille et qu’il était prêt à assumer une candidature. Je l’ai compris et je le respecte. Je demande aussi que l’on respecte la fonction et le calendrier présidentiel.

"

En clair, le Premier ministre est accusé par Stéphane Le Foll de presser François Hollande à prendre sa décision. Questionné sur les relations entre les deux têtes de l’exécutif, le porte-parole du gouvernement, parfois gagné par le doute, a confessé qu’elles ne sont pas au beau fixe :

 

 

"

Il faut que ça aille mieux. 

"

Sur Public Sénat et Radio Classique, ce mardi 22 novembre, Bruno Le Roux a quant à lui exprimé un autre avis. Il a nié les tensions entre les deux têtes de l’exécutif :

 

 

"

Moi, je ne sens pas cette tension. Je vois bien que chacun a envie de la voir et, la voyant, a envie de l’exacerber, de la faire monter d’un cran.

"

Les coupables idéals ? "Je parle des journalistes", a-t-il précisé. Les envies présidentielles du chef du gouvernement pourraient créer et alimenter des tensions entre François Hollande et Manuel Valls. Mais, là encore, le député PS de Seine-Saint-Denis a tenté de faire croire que le chef du gouvernement ne se préparait pas, au cas où le chef de l’Etat renonçait, ce qu'il ne veut pas :

 

 

"

Il n’y a pas de velléité. Le Premier ministre a toujours dit qu’il attendrait la décision du président de la République.

"

Tout va très bien madame la Marquise, donc. Ou pas.

Du rab sur le Lab

PlusPlus