Le gros plan médias de François Hollande pour rappeler que Paris 2024, c’est un peu sa victoire

Publié à 08h28, le 14 septembre 2017 , Modifié à 16h12, le 14 septembre 2017

Le gros plan médias de François Hollande pour rappeler que Paris 2024, c’est un peu sa victoire
François Hollande. © AFP
Image Sébastien Tronche


#CestUnPeuGrâceAHollande - Amazing ! Même Anne Hidalgo n’en revient pas de voir Paris accueillir officiellement les Jeux olympiques de 2024 (non). Car, en vrai, mais ne le répétez pas trop fort, on le savait depuis début août que la capitale française obtiendrait enfin les JO, Los Angeles récupérant ceux de 2028. C’est pour ça que, dès le 1er août, François Hollande rappelait déjà que c’était un peu grâce à lui.

Mais maintenant, depuis le mercredi 13 septembre, c’est officiel de chez officiel, avec la cérémonie traditionnelle à Lima et tout le tintouin. Et qui revoilà qui resurgit ? François Hollande bien sûr. En moins de 24 heures, l’ancien Président, qui veut (voulait ?) observer une période de réserve, a multiplié les interviews pour féliciter la "mobilisation collective" et l'implication de l'ensemble du mouvement sportif en faveur de Paris 2024. Mais aussi pour rappeler qu’il n’y était pas pour rien. Malynx.

Ainsi a-t-il donné deux interviews à la presse écrite, au Huffington Post et à 20 Minutes ainsi qu’à deux radios, RTL et RFI. Ce jeudi 14 septembre sur RFI, après avoir une nouvelle fois rappelé sa "fierté" de l’avoir emporté grâce à "une mobilisation collective", François Hollande lâche d’ailleurs, malicieux :

C’est vrai que j’ai été, comme chef de l’État, le premier à dire que c’était possible alors qu’il y avait eu déjà des échecs. Mais rien n’aurait été possible sans mobilisation du mouvement sportif, et la volonté de la ville de Paris.

Il est vrai qu’en novembre 2014, François Hollande, alors à l’Elysée, était enthousiaste à l’idée de porter la candidature française pour ces jeux planétaires organisés tous les quatre ans. Et qu’Anne Hidalgo, toute nouvelle maire de Paris, l’était, elle, nettement moins – pour ne pas dire qu’elle y était opposée. Au point alors de remettre à sa place le chef de l’Etat sur une candidature parisienne, soulignant alors que "rien ni personne ne (la) fera changer de méthode, ni de calendrier sur les JO".

Finalement, la maire de Paris s’est convertie à l’olympisme. Bien aidée par François Hollande puis par Emmanuel Macron qui n’a pas hésité à mouiller sa chemise, au sens propre, pour soutenir la candidature parisienne.

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